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BRÈVES RÉVISIONNISTES (16/10/2015).

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BRÈVES RÉVISIONNISTES (16/10/2015).

Message par Jean Bart le Ven 16 Oct - 9:48

- BRÈVES RÉVISIONNISTES - study




- 12 octobre 2015 -

Pax Christi à fond contre les révisionnistes.

Le jeune blanc bec auteur de l'article qui suit (on trouvera les notes sur le site)
écrit que "Faurisson et ses amis négationnistes" "
n'hésitent pas à mentir, à dissimuler des informations, à falsifier des documents
ou des informations et à employer des méthodes hypercritiques pour arriver à leurs fins" et,
plus loin, que, heureusement, "un démenti systématique"
de leurs dires leur a été "opposé sur le terrain purement scientifique" !

On demande à ce monsieur:

- de nous citer UNE SEULE falsification de Faurisson;

- de nous dire quel "démenti" a jamais été opposé "sur le terrain scientifique".

Nous n'avons pas connaissance de l'adresse électronique de cet oiseau mais on peut écrire à :


puisqu'il est le secrétaire général de cet organisme.

http://paxchristiwb.be/

< START>

Pourquoi le négationnisme est-il si difficile à combattre ?
Par Nicolas Bossut
(12 octobre 2015)

En invitant Robert Faurisson sur scène en 2008, Dieudonné a fait entrer le négationnisme
dans une nouvelle ère, celle du spectacle.
Il a dès lors rendu la tâche de ceux qui luttent contre ce discours bien plus difficile.
Cependant, Dieudonné n'est pas la seule cause de ce regain de popularité
des thèses négationnistes, la faiblesse des arguments de ceux qui s'y opposent
y est peut-être aussi pour quelque chose.

-- Les origines du négationnisme --

Dès la fin de la guerre, divers militants tendent à dénoncer le prétendu pouvoir occulte
des Juifs sur les affaires du monde en leur faisant porter la responsabilité
de la seconde guerre mondiale et mettant peu à peu en doute l'existence
des chambres à gaz qui fait pourtant l'objet d'un consensus général des historiens.
Ce sont des révisionnistes à l'instar de Paul Rassinier, le plus célèbre d'entre eux.
Dans les années qui suivent, d¹autres militants tels que Robert Faurisson
passeront un cap supplémentaire en niant tout simplement l'existence des chambres à gaz,
mettant ainsi un point final au processus génocidaire en niant même l'existence du génocide
et donc, des victimes de celui-ci.
On parle désormais de négationnisme.
C'est la quête effrénée de notoriété de Robert Faurisson mais aussi
les déclarations provoquantes de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz,
"détail de l'histoire", qui vont donner une visibilité et une audience
plus importante dès la fin des années 70 au négationnisme[1].

-- La dérive de Dieudonné --

Dieudonné est un personnage atypique.
Il s'inscrit dans la continuité des thèses de Rassinier et de Faurisson
mais en leur donnant une ampleur différente, en leur offrant les clés d'un succès populaire.
Si, à ses débuts, il dénonçait dans ses spectacles le racisme et la discrimination
de la société française, son discours a progressivement évolué vers l'antisémitisme
et la mise en concurrence des victimes de ce même racisme qu'il dénonçait précédemment.
Pour lui, les choses sont simples.
Dans une conférence de presse donnée à Alger en février 2005[2],
il explique que les ancêtres des Français d'aujourd'hui ne sont pas tous forcément gaulois.
Certains de ces ancêtres ont été victimes de la traite négrière,
ont été victimes de la colonisation mais, selon lui, ce passé de souffrance est nié,
voire méprisé, par le "lobby sioniste" qui cherche à s'accaparer
le monopole de la souffrance à son seul profit.
C'est à cette occasion que Dieudonné utilise pour la première fois l'expression
"pornographie mémorielle", aujourd'hui passée à la postérité.

Cette conférence de presse résume en 3 minutes toute la dérive de Dieudonné.
Partant d'une indignation toute légitime quant au manque de considération
apportée dans la société française à l'égard de la mémoire de l'esclavage et de la colonisation,
il en arrive à accuser les Juifs de disposer d'un pouvoir occulte dans le monde des médias,
de la politique et du cinéma pour pouvoir mettre en avant la seule Shoah.

Ce qu'oublie Dieudonné, c'est que le scandale n'est pas de parler de la Shoah.
Le scandale, c'est qu'on ne parle pas assez de l'esclavage et de la colonisation.
Par ailleurs, si on parlait moins de la Shoah, il est très loin d'être sûr qu'on parle plus
de l'esclavage et de la colonisation.
Il n'y a pas de vases communicants dans le débat public.
C'est cette dérive dans laquelle Dieudonné va progressivement s'enfoncer
qui va l'amener à inviter sur scène Robert Faurisson, militant négationniste
plusieurs fois condamné pour "incitation à la haine raciale" et
"contestation de crime contre l'humanité".
Ce faisant, il offre à cette icône de l'extrême-droite une tribune sans précédent
mais il fait surtout entrer le négationnisme dans l'ère du spectacle,
lui permet d'entrer dans toutes les chaumières.

-- Le rôle et l'impact du révisionnisme et du négationnisme --

Le discours révisionniste et négationniste est un discours éminemment politique
qui se pare des atours de la science.
Ainsi, Paul Rassinier, Robert Faurisson ou Roger Garaudy[3],
en prétendant que les chambres à gaz ne seraient plus que des rumeurs
ou en niant leur existence, n'adoptent aucunement une position de scientifiques[4],
ils font de la politique.
Ce discours soutient finalement l'idée que les Juifs auraient inventé eux-mêmes la Shoah
pour tirer profit du sentiment de culpabilité de l'opinion face à l'ampleur des massacres
afin de faciliter la création de l'Etat d'Israël.
Pour Rassinier, Faurisson ou Garaudy donc, ce serait aux survivants des camps
de prouver qu'ils n'ont pas menti pour servir, comme ils le prétendent,
les intérêts des Juifs et du jeune Etat d'Israël[5].

Les victimes de la Shoah deviennent ainsi les bourreaux et les bourreaux, nazis,
collaborateurs et leurs successeurs, se présentent comme des victimes.
Cette inversion des charges n'est pas innocente.
Elle est une nécessité politique qui permet de "faire sauter l'un des obstacles majeurs
à la renaissance d'une extrême-droite audible"
[6].
On le voit bien, révisionnisme et négationnisme s'appuient par ailleurs sur la tradition
de l'antisémitisme et la revivifient.
Le Juif reste au coeur du complot dénoncé par le Protocole des sages de Sion[7].
C'est désormais un bourreau qui se présente comme une victime, qui manipule l'opinion
pour mieux faire accepter son projet de domination du monde dont la première étape
consiste en l'établissement de l'Etat d'Israël.
Mais le discours révisionniste et négationniste va bien plus loin.
Il est l'aboutissement du processus génocidaire.
Il ne s'agit pas en effet de se dédouaner de toute responsabilité,
il s'agit au contraire de terminer l'oeuvre en effaçant jusqu'au souvenir du peuple génocidé.

-- Les difficultés de la lutte contre le négationnisme --


Faurisson et Dieudonné jouent chacun à sa manière sur deux libertés fondamentales
qu'ils dévoient pour faire accepter leur discours politique antisémite.
Le premier joue sur la liberté académique et l'autre sur la liberté d'expression.

Commençons donc par Robert Faurisson.

Ce dernier s'appuie sur son statut d'universitaire et sa liberté académique
pour autoriser et légitimer ses dires.
Le code français de l'enseignement édicte en effet que les chercheurs jouissent
d'une pleine indépendance et d'une entière liberté d'expression dans l'exercice
de leurs fonctions d'enseignement et de leurs activités de recherche,
sous les réserves que leur imposent, conformément aux traditions universitaires
les principes de tolérance et d'objectivité.
Or, les procédés de Faurisson et ses amis négationnistes ne respectent justement pas
ces principes de tolérance et d'objectivité.
Ils n'hésitent pas à mentir, à dissimuler des informations, à falsifier des documents
ou des informations et à employer des méthodes hypercritiques
[8]
pour arriver à leurs fins.
Ils ne peuvent donc se targuer de la liberté académique puisqu'ils n'en respectent pas
les conditions.
Pourtant, pendant longtemps, le monde universitaire a hésité à affirmer avec vigueur
que Robert Faurisson n'avait rien à voir avec leur monde.
Par corporatisme ou par faiblesse, Faurisson ne fut jamais exclu et finit par partir
à la retraite en 1995 avec le titre de professeur des universités.
Pire, il a fallu attendre des années avant qu'un démenti systématique de ses dires
lui soit opposé sur le terrain purement scientifique.
Certains estimaient peut-être que c'était lui faire trop d'honneur ?
Entretemps, le mal était fait et le négationnisme avait pour certains acquis
le parfum d'une théorie scientifique.

Dieudonné quant à lui joue sur autre liberté.
Il s'appuie sur Faurisson, raison pour laquelle il l'invite sur scène,
mais se place dans un autre registre, celui de l'humoriste et du citoyen
disposant de la liberté d'expression.
Dieudonné semble penser que l'humour peut le dédouaner de responsabilité
et que sa liberté d'expression est absolue.
C'est pourtant loin d'être le cas[9].

"Pas de liberté pour les ennemis de la liberté"
est une maxime attribuée au révolutionnaire Saint-Just et qui trouve écho
dans la jurisprudence européenne.

Les juges européens ont en effet estimé que les autorités étaient en droit de privilégier
la lutte contre le racisme, et donc contre les discours négationnistes,
face à une liberté d'expression irresponsable et portant atteinte à la dignité,
voire à la sécurité de certaines parties de la population[10].
C'est à ce titre que des lois ont été mise en place en Belgique ou France
pour condamner l'incitation à la haine ou la négation de la Shoah
et c'est sur cette base que Dieudonné est condamné à plusieurs reprises.
La justice a en effet estimé que ses propos ou ses sketchs constituaient
de réels appels à la haine.

N'en reste pas moins que malgré ses condamnations, Dieudonné continue les provocations,
à proclamer sa liberté absolue d'expression.
Reconnaissons-le, cette assurance qu'il a jetté un malaise et un doute.
Beaucoup ne connaissent pas la subtilité de la loi mais aussi ne voient pas à mal.
L'impératif de lutte contre le racisme est-il suffisant pour justifier une limitation
de cette fameuse liberté d'expression.
Michel Dreyfus résumait bien l'enjeu dans le Monde début 2014 :

"La liberté d'expression est un impératif indiscutable, mais cela ne doit pas pour autant
conduire à un relativisme au nom duquel toutes les opinions seraient valables"
. [11]

C'est en effet là que le bât blesse.

Outre ces considérations politiques, les provocations de Dieudonné
forme son fonds de commerce :

- produits dérivés, "spectacles", maison d'édition,

... L'homme n'hésite pas à faire cracher ses fans au râtelier en justifiant les prix exorbitants
par la nécessité dans laquelle il est de payer les amendes que la justice lui impose.

-- Pourquoi lutter contre le négationnisme nécessite de quitter sa zone de confort --

Dans ce contexte où le discours négationniste est parvenu grâce à Robert Faurisson
de sortir de la clandestinité et grâce à Dieudonné de pénétrer dans toutes les chaumières,
il apparaît nécessaire de renforcer la lutte contre ce qui apparaît être un projet politique
d'extrême-droite, antisémite s'inscrivant dans la continuité d'un génocide.

Se contenter de faire condamner n'est plus suffisant.

Il faut faire plus que cela si nous voulons éviter de nous voir affubler du costume du tyran
qui cherche à étouffer une vérité innommable, si nous voulons éviter de faire de Faurisson
et de Dieudonné des victimes d'un "système", probablement aux mains du "lobby juif".

Pour lutter contre le négationnisme, il faut descendre dans l'arène.
Il faut expliquer à quel point le discours de Faurisson et de Dieudonné est un discours politique,
un discours d'exclusion et de haine, un discours qui n'aide personne.
Il faut expliquer la supercherie pseudo-scientifique qui se cache derrière le négationnisme.
Il faut expliquer ce qu'est réellement l'esprit critique, en quoi consiste la liberté d'expression
et pourquoi Faurisson et Dieudonné n'y ont pas droit.

C'est parce que nous avons hésité à descendre dans l'arène et que nous
nous sommes camouflés derrière la loi que le négationnisme a aujourd'hui
tellement le vent en poupe.

< END>










- 13 octobre 2015 -

Nouvelles de Gerd Ittner (10)

Voici un extrait d'une lettre datée 1er octobre que nous avons reçue de Gerd Ittner,
en détention provisoire à Nuremberg depuis 1 an après avoir déjà purgé 33 mois
d'emprisonnement pour révisionnisme, et qui n'est toujours pas jugé !

< START>

(...) Concernant mon procès, ils usent de tactiques dilatoires, ce qui est illégal.
Mais, de toute façon, persécuter des gens parce qu'ils ont exprimé leur opinion,
c'est déjà contraire aux droits de l'homme.
Je suis en détention préventive et la loi dit que lorsque l'accusé est en prison,
le procès doit être accéléré.
On m'a enfermé dans la prison de Nuremberg le 16 octobre 2014
(le 16 octobre 1946, jour du "Purim" juif, est le jour où ont eu lieu les pendaisons
ordonnées par le Tribunal de Nuremberg); mon procès a commencé plus de 5 mois plus tard,
le 24 mars (le 24 mars 1933 est le jour où le "Daily Express" a publié son article
"Judea Declares War on Germany"



et, comme vous le savez, il a commencé très exactement dans la même salle
que celle où s'était tenu le TMI...).

Et voici à quoi ressemble cette "accélération":

L'avant-dernière audience du procès s'est tenue le 4 septembre
et la dernière a eu lieu le 18 septembre.
La prochaine audience devrait être le 7 octobre.
Mais la loi stipule que, en cas d'emprisonnement préventif,
il doit y avoir au moins une audience par semaine, sinon la personne doit être libérée.
Mais quand on est un prisonnier politique de l'Allemagne de l'Ouest,
surtout si l'on est révisionniste, le régime fait de vous ce qu'il veut
et ne se sent pas obligé de respecter la loi.

J'avais déposé une demande de libération qui a été rejetée le 28 août:

- non, ils ne veulent pas me laisser partir; ils ont des ordres...
Oh, évidemment, si je disais que j'allais me retirer du révisionnisme, alors, là,
je serais libéré tout de suite. Mais ils savent que je ne le ferai jamais
et que je continuerai dans le révisionnisme, plus résolu que jamais.
(...)
< END>

Nous avons déjà signalé que les juges n'avaient conservé que 5 des 18 accusations
portées contre Gerd Ittner et nous écrivions:

"Il en reste donc 5 : les 3 lettres personnelles écrites par Ittner et 2 textes signés
Richard Wilhelm von Neutitschein (le premier a pour titre
"L'Holocauste ou le démontage d'une absurdité"
et le second "Qui se cache derrière l'article 130 ?" ).

Nous en savons un peu plus sur les 3 lettres personnelles; c'est édifiant:

1) - Un journaliste, Tom Rangauer (un pseudo), avait été au courant
d'une lettre écrite par G. Ittner à un certain Christian et, fournissant son adresse électronique,
il en avait réclamé une copie puis, à réception, l'avait transmise au procureur de Nuremberg
avec le commentaire suivant:

"Voici les toutes dernières théories du complot de Gerd Ittner;
il faudrait vérifier si elles ne seraient pas susceptibles de poursuites.
Je ne les ai pas lues moi-même mais j'imagine qu'elles sont comme ses autres pamphlets."


2) Une autre journaliste, Sabine Stoll, du journal "Nürnberger Nachrichten",
avait dénoncé Gerd Ittner le 28 mai 2012 en envoyant au procureur le message suivant:

"Gerhard Ittner écrit du Portugal.
Grâce à une fuite nous avons obtenu son courrier.
C'est avec plaisir que je vous adresse ce pamphlet et je me demande si les commentaires
délirants de la page 3 sur l'Holocauste ne seraient pas susceptibles de poursuite."


3) La 3e lettre a été envoyée - mais par qui ? -
au rédacteur en chef de l'"Abendzeitung Nürnberg", Helmut Reister,
qui l'a fait suivre au procureur le 30 mai 2012.
("Je ne suis pas sûr que ce journal existe encore, nous écrit G. Ittner,
puisque H. Reister signe aujourd'hui dans le 'Nürnberger Zeitung'
").

G. Ittner ajoute:

"Ainsi donc on me reproche d'avoir envoyé une lettre à Rangauer, à Stoll et à Reister,
mais c'est faux !
Je ne connaissais même pas ces gens; j'étais en prison au Portugal
!"

Et notre prisonnier ne cache pas son écoeurement devant le comportement des journalistes,
les mêmes qui sont les premiers à clamer "Je suis Charlie"
et à revendiquer la liberté d'expression pour tous...

A sa demande, nous transmettons le souhait que forme G. Ittner, à savoir que
nos correspondants écrivent à ces journalistes, "en français"
(pour qu'ils comprennent que leurs mauvaises actions sont connues jusqu'en France),
mais nous nous permettons de juger plus raisonnable de n'en rien faire puisque ces gens
se retourneraient à nouveau vers le procureur et la situation de notre ami risquerait
de s'en trouver agggravée.

Gerd Ittner termine sa lettre ainsi:

"Je suis un guerrier qui se bat pour la liberté d'expression et je suis résolu à transformer
la salle d'audience en champ de bataille d'un combat qu'ils ne sont pas près d'oublier."
(Nous espérons savoir prochainement ce qui s'est passé à l'audience du 7 octobre...)

Voici l'adresse du prisonnier:

Monsieur Gerd Ittner
JVA Nürnberg
Bärenschanzstr. 68
D-90429 NÜRNBERG
(Allemagne)










-14 octobre 2015 -

Vichy à nouveau pris pour cible par Paxton.

On trouvera ci-après un article paru ce 13 octobre sur le site de "Libération"
et intitulé : "Vichy n'a pas protégé les Juifs français,
persiste l'historien Robert Paxton"
.

Nous n'avons pas lu cette seconde édition du livre de Marrus et Paxton
" Vichy et les Juifs" qui sortira demain mercredi, mais on peut se demander
si cette parution n'est pas une réponse à l'ouvrage du professeur juif israélien et rabbin,
le Pr Alain Michel : "Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français",
dont nous avons parlé il y a un an (voy. n/message du 17/07/2014 intitulé
"Un rabbin raconte le rôle positif de Vichy").

A propos de Marrus et Paxton, le rabbin Michel écrivait:

<< Malheureusement, comme c'est souvent le cas dans leur livre
["Vichy et les Juifs", Calmann-Lévy, Paris, 1981], l'affirmation de Marrus et Paxton
n'est soutenue par aucune preuve ou référence sérieuse >> (p. 294).

Voici, en tout cas, l'article paru ce jour dans "Libération":

http://www.liberation.fr/societe/2015/10/13/vichy-n-a-pas-protege-les-juifs-francais-persiste-l-historien-robert-paxton_1402871


< START>

Vichy n'a pas protégé les Juifs français, persiste l'historien Robert Paxton
-13 octobre 2015-

Trente-quatre ans après la publication de "Vichy et les Juif",
les historiens canadien et américain Michael Marrus et Robert Paxton
persistent et signent.
"La thèse 'Vichy bouclier' qui a protégé les Juifs de France,est très facile à réfuter",
affirme Robert Paxton.
Publiée par Calmann-Lévy, une seconde édition de leur célèbre ouvrage,
paru en 1981, est attendue en librairie mercredi et pour Robert Paxton,
rencontré récemment à Paris par l¹AFP, "il est très clair que le régime de Vichy
a voulu réduire le rôle de tous les Juifs, citoyens français et étrangers".
Beaucoup de choses ont changé depuis la première publication de "Vichy et les Juifs".
Les archives françaises de l'époque sont désormais entièrement ouvertes aux chercheurs
tout comme les archives allemandes,américaines, britanniques ou italiennes.
Par la voix de Jacques Chirac, alors président de la République, le rôle de l'Etat français
dans la déportation des Juifs a été reconnu.
L'Eglise de France a fait acte de repentance pour son silence initial.
Des citoyens français ont été jugés et punis pour crimes contre l'humanité
ou complicité de crimes contre l''humanité.
Le livre prend en compte tous ces changements.

Mais, alors que nombre d'historiens, spécialistes reconnus de cette période sombre
de l'Histoire de France (comme par exemple Jacques Semelin), insistent pour souligner
que 75% des Juifs de France ont échappé à la déportation et à la mort,
les deux universitaires nord-américains maintiennent leur thèse.
Ils souhaitent démontrer, documents à l'appui, que "proportionnellement",
la déportation des Juifs a été plus importante en France que dans les autres pays occupés,
voire qu'en Italie fasciste.
"Le bilan est plus lourd qu'il aurait dû être", tranche Robert Paxton.

-- "Trop tard et trop peu" --

"Concernant la thèse affirmant que les trois-quarts des Juifs de France ont survécu,
je trouve que c'est une question d'interprétation"
, affirme-t-il.

"En Italie, le pourcentage de Juifs déportés est de 16%.
Il y a certes une législation antisémite dans l'Italie fasciste
mais quand les déportations commencent, le peuple italien n'aide pas,
la police italienne n'aide pas..
.", fait remarquer l'auteur de "La France de Vichy".

"Nous trouvons fâcheux que certains continuent de se demander pourquoi
tant de Juifs ont survécu en France
", juge-t-il.

"Il faudrait plutôt demander pourquoi tant ont péri".
"La perte de 25% des Juifs de France n'est pas un bilan dont on peut se vanter"
,
écrivent les deux auteurs.

"Sans la participation du régime de Vichy, sans la livraison aux Allemands
de 10.000 Juifs étrangers en zone non occupée, sans la participation de la police française
aux arrestations, sans l'action des individus (dénonciateurs, acheteurs de biens juifs aryanisés),
sans tous ces éléments, le bilan aurait été moins lourd
", insiste M. Paxton.

Le livre dénonce l'idée (assez répandue ces dernières années) que Vichy aurait essayé
d'épargner les Juifs anciennement établis en France.
"S'il est vrai qu'en 1942 (après l'invasion de la 'zone libre'), Vichy a des velléités
de reporter un peu le départ de ses citoyens juifs, c'est trop tard et trop peu"
,
dit Robert Paxton.

Les historiens rappellent également que les premières mesures antisémites de Vichy
puisent leurs racines à la fin des années 1930 alors que
"l'antisémitisme est au centre de la vie politique".
"Il y avait une idée presque consensuelle qu¹il existait 'un problème juif' en France",
explique l'ancien professeur de l'université de Columbia.
Critiqués en 1981 pour avoir souligné le soutien d'une grande partie des Français
aux lois raciales de Vichy, les deux auteurs ne manquent pas de rendre hommage
"aux Français anonymes et admirables" qui ont apporté leur aide aux Juifs persécutés.

Le livre leur est dédié.

Interrogé sur les possibles réactions que l¹ouvrage suscitera, Robert Paxton imagine
que "beaucoup de Français diront: 'que fait cet étranger qui vient fouiner dans notre terre' ".
Mais, ajoute-t-il, "d'autres diront:
'c'est une bonne chose' ".

"Il y aura des réactions contrastées", prévoit-il en notant que
"beaucoup de Français en ont ras-le-bol de ces histoires et préfèrent ne plus y penser".

< END>










- 14 octobre 2015 -

Brasillach, Rebatet et "l'extermination".


[On peut être historienne, "grande spécialiste de la Seconde Guerre mondiale",
et être victime de la propagande sidérante sur les chambres à gaz - Note Bocage]

http://www.lepoint.fr/societe/quand-brasillach-savait-l-extermination-des-juifs-13-10-2015-1973046_23.php#xtor=CS3-192

Quand Brasillach savait l'extermination des juifs.

Dans "L'Inédit de Clairvaux", Rebatet affirme qu'en 1943 Brasillach
évoquait l'extermination des juifs, qu'il dira ignorer durant son procès en 1945.
PAR SAÏD MAHRANE
Publié le 13/10/2015 à 10:38 | Le Point.fr

C'était la défense commune, quasiment la seule possible, martelée et parfois pleurée
à la barre du tribunal par les collaborationnistes, écrivains compris,
prenant des accents de sincérité ou exprimant une rage faussement authentique
pour convaincre les juges, en 1945, de leur innocence.
Fascistes, pétainistes, lavalistes, doriotistes, ils ignoraient tout, vraiment tout, disaient-ils,
de l'existence des chambres à gaz, de l'extermination des juifs,
du sort qui leur était réservé à Dachau, Auschwitz, Treblinka.
Il en était même qui affichaient une moue nauséeuse lorsqu'on leur détaillait
l'horreur nazie ou qui soudainement mettaient quelque « nuance » dans leur antisémitisme.
Telle fut la défense de l'écrivain antisémite Robert Brasillach,
condamné à mort et exécuté le 6 février 1945 au fort de Montrouge.
Une défense qui s'effrite sérieusement aujourd'hui, soixante-dix ans après son procès,
à la lecture d'un passage de "L'Inédit de Clairvaux", texte rédigé par Lucien Rebatet
entre Noël 1947 et novembre 1949 durant sa détention - et disponible dans Le Dossier Rebatet
(Robert Laffont, collection Bouquins).
L'auteur du best-seller de l'Occupation Les Décombres, lui aussi condamné à mort
en novembre 1946 avant de voir sa peine commuée en peine de travaux forcés,
rapporte dans cet Inédit de Clairvaux, épais de 644 pages, un échange,
ô combien, troublant et instructif.

-- « Nous ne pouvons pas avoir l'air d'approuver ça » --


Nous sommes en 1943, Robert Brasillach revient du front de l'Est où il accompagna
les services de la propagande nazie et Fernand de Brinon, le délégué du gouvernement français
dans les territoires occupés.

Brasillach :
« Je pense qu'il ne faut plus parler des juifs, c'est devenu inutile et choquant. »

Rebatet proteste : « Non, tu vas trop loin !

- Je suis allé en Pologne ce printemps, j'ai vu les ghettos, je sais ce qui se passe
dans ceux de Lodz, de Lwow, de Varsovie.
C'est le massacre ou l'extermination par la faim.
Nous ne pouvons pas avoir l'air d'approuver ça.

- Mais Robert, tu parlais tout à l'heure de la doctrine !
Si l'antisémitisme n'en fait plus partie ! Il me semble qu'il est plutôt fondamental...

- Je ne dis pas, bien sûr, que nous devons cesser d'être antisémites.
Mais il y a un ton que nous ne pouvons plus employer à propos des juifs.
Et nous avons des sujets beaucoup plus urgents à traiter ! »

Brasillach semble douter.

Une note en bas de page de l'historienne, grande spécialiste de la Seconde Guerre mondiale,
Bénédicte Vergez-Chaignon fait état d'un passage « crucial » puisqu'il suggère que
« Brasillach avait eu des informations sur la Solution finale ».

Dès 1943, le rédacteur en chef de "Je suis partout" emploie donc les termes
de « massacre » et d'«extermination », alors que la propagande antisémite de l'époque
faisait croire que les déportations de juifs servaient à peupler des contrées
dans l'est de l'Europe...

-- « Brasillach ne va pas jusqu'au bout de sa logique » --

Interrogée par "Le Point", Bénédicte Vergez-Chaignon relève que, si Brasillach est
« soudain pris par le doute et se replie sur quelque chose de sentimental,
il ne va pas jusqu'au bout de sa logique qui aurait dû être la rupture ».
En outre, ce passage, selon l'historienne, ne ferait « qu'accroître la culpabilité de Lucien Rebatet
qui ne voulait pas entendre ce que lui disait Robert Brasillach ».

Le témoignage résonne d'autant plus fort qu'il émane d'une des plus proches fréquentations
de Brasillach et qu'il est daté de 1947, soit quatre ans seulement après cet échange.
Condamné à mort au terme de ce qui fut l'un des procès les plus symboliques de la Libération,
Brasillach a payé ses articles antisémites et dénonciateurs publiés dans son hebdomadaire
du vendredi, ses appels au meurtre de Georges Mandel et sa phrase désormais bien connue :
« Il faut se débarrasser des juifs en bloc et ne pas garder les petits. »
Ses proches, au premier rang desquels sa mère et son beau-frère Maurice Bardèche,
ont vu dans ce propos une forme d'« humanisme » de la part de l'écrivain vis-à-vis
des enfants juifs qu'il ne fallait « pas séparer de leurs mères »...

Plus tard, Bardèche, qui fut lui aussi incarcéré à la Libération, affirmera :
« Durant la période de la guerre, personne n'a entendu parler de ce qui se passait
dans les camps de concentration.
Brasillach ne l'a jamais su. »
Par ses écrits, Lucien Rebatet prouve le contraire et permet ainsi de poser
un regard nouveau sur l'histoire de la collaboration.
Et, plus particulièrement, sur la personne de Robert Brasillach.





- 14 octobre 2015 -

Italie: Le projet de loi antirévisionniste avance.

En Italie, le projet d'une loi antirévisionniste tant convoitée par nos adversaires
n'en finit pas de faire des allers-retours.
A Rome, hier 13 octobre, les députés ont approuvé un projet introduisant
cette négation de l'Holocauste dans le Code pénal.
La motion a été adoptée avec 340 voix pour, 107 abstentions et 1 Non.
Le mouvement 5 Etoiles, la Ligue du Nord et le FdI (Frères d'Italie) se sont abstenus.
Ce projet de loi introduit la négation de l'Holocauste comme circonstance aggravante
en cas de délits impliquant l'incitation à la violence ou à la discrimination fondée sur la race,
l'origine ethnique, la religion ou la nationalité.
Il prévoit des peines plus sévères dans les cas où la propagande ou l'incitation sont fondés
"en tout ou en partie sur la négation de l'Holocauste".
Le projet va devoir revenir devant le Sénat pour une nouvelle lecture
car les députés italiens ont modifié le projet en ajoutant une clause qui,
selon la "Gazzetta del Sud", spécifierait que "la négation de l'Holocauste doit être prouvée
par une décision antérieure dans un tribunal ou un organisme international
dont l'Italie est membre".

Chez les révisionnistes italiens les opinions sont partagées:

- les uns pensent que tout cela va prendre du temps et n'aboutira pas;

- d'autres pensent que l'avancée du projet est telle que le gouvernement
ne pourra plus faire marche arrière...

http://www.gazzettadelsud.it/news/english/162319/House-approves-Holocaust-denial-bill--2-.html









- 15 octobre 2015 -

Commentaire du Pr Faurisson sur Brasillach (n/message d'hier).

Voici le commentaire du Pr Faurisson sur l'article du "Point"
que nous avons diffusé hier
(n/message intitulé "Brasillach, Rebatet et 'l'extermination'"):

< START>

Commentaire de R. Faurisson (l'une de ces "fortes têtes du mensonge",
l'un de ces "gangsters de l'histoire" dénoncés par "Le Monde", journal oblique)

Brasillach, aux dires de Rebatet, aurait déclaré :

"Je suis allé en Pologne ce printemps [1943], j'ai vu les ghettos,
je sais ce qui se passe dans ceux de Lodz, de Lwow, de Varsovie.
C'est le massacre, l'extermination par la faim".

On nous présente ce propos rapporté comme la preuve de ce que Brasillach
allait mentir quand, à son procès, il allait, avec ses amis, prétendre qu'ils ignoraient tout,
vraiment tout, disaient-ils, de l'existence des chambres à gaz, de l'extermination des juifs,
du sort qui leur était réservé à Dachau, Auschwitz, Treblinka".

L'extrapolation est ici manifeste.

Brasillach aurait, tout au plus, vu des juifs qui mouraient de FAIM dans trois GHETTOS
de Pologne et il aurait alors dit que, dans ces trois endroits, c'était le massacre
ou l'extermination par la FAIM.
Comment peut-on en conclure qu'il savait donc l'existence d'une extermination
(forcément planifiée) par le gaz dans des chambres à gaz situées dans trois camps situés,
l'un en Bavière, le deuxième en Silésie et le troisième au nord-est de la Pologne ?

JE PASSE ICI SUR LE FAIT qu'après la guerre on a cherché à nous faire croire
aux gazages homicides de Dachau et qu'à partir de 1960 on nous a expressément
fait savoir que nul n'avait été gazé dans ce camp.

JE PASSE SUR LE FAIT qu'à Auschwitz on n'a trouvé aucune preuve de gazage homicide
(Robert Jan van Pelt :
"nous n'avons aucune preuve matérielle de ce que nous savons ").

JE PASSE SUR LE FAIT que, conformément à l'article 21 du Statut
du Tribunal militaire international (TMI) de Nuremberg,
les rapports des Nations unies sur les crimes de guerre allemands
avaient valeur de preuves authentiques et qu'à ce titre le document PS-3311
avait valeur de preuve authentique, lui qui affirmait l'existence et l'emploi à Treblinka
non de chambres à gaz homicides mais de CHAMBES A VAPEUR HOMICIDES ;
la "PRAVDA" (la Vérité), elle, affirmait qu'à Auschwitz les victimes étaient
TUÉES A L'ÉLECTRICITÉ et que, tombant sur un tapis roulant, elles étaient conduites
au sommet d'un haut-fourneau pour y être brûlées.

JE PASSE SUR LE FAIT qu'en 70 ans aucun tribunal n'a fourni d'expertise médico-légale
concluant à l'existence et au fonctionnement d'une seule chambre à gaz homicide
dans toute l'Europe, la première et seule expertise ayant conclu négativement
(dans le cas du Struthof, le 1er décembre 1945).

Ici je m'attarde seulement sur le fait que cet article du "Point" nous fournit,
encore 70 ans après la guerre, un exemple parlant de pure extrapolation
et de pure spéculation nous montrant de quelle manière s'est forgé le plus gros
et le plus rouge mensonge d'une propagande de guerre.
Tout cela ne résulte ni d'un complot, ni d'une conjuration mais d'un conformisme
et d'un panurgisme dictés par la paresse d'esprit et cette rage
"de mentir et de croire qui s'attrape comme la gale" (Céline).

RF
< END>
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Jean Bart
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