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Hitler s'est-il imposé par la terreur ?

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Hitler s'est-il imposé par la terreur ?

Message par Jean Bart le Mer 5 Nov - 11:37





 
O
n prétend que le national-socialisme s'est " imposé par la terreur ",
c'est-à-dire qu'un petit nombre de fanatiques a pris le pouvoir
et s'y est maintenu grâce à la peur jusqu'à sa défaite en 1945.
C'est la thèse bien connue selon laquelle:


" la première victime du nazisme fut le peuple allemand   .

Admettons.Mais alors, comment expliquez-t-on cette rééducation
de tout le peuple allemand qui dure depuis 1945 ?
Comment explique-t-on l'épuration des bibliothèques,la suppression
de la presse indépendante et la rédaction des nouveaux manuels scolaires
par les " libérateurs " ?
On ne rééduque pas un peuple enfin libéré de la pire des dictatures
jamais apparues,il n'en a nul besoin,il pousse un grand cri de joie
et jette lui-même au feu tout ce qui rappelle les heures les plus sombres
de son histoire.


Incohérence...


C'est toujours la même chose:les " antinazis " disent tout
et son contraire suivant les circonstances.
Jean-Marie Le Pen se hisse-t-il au deuxième tour de l'élection présidentielle ?
Ils poussent un cri d'alarme:



" Attention,Hitler est arrivé démocratiquement au pouvoir "  
 
.

Mais dans le même temps,ils apprennent aux élèves que le national-socialisme
s'est imposé grâce à une petite minorité qui a fait régner la terreur.

Afin de masquer cette contradiction,ils disent:


" Hitler est arrivé démocratiquement au pouvoir parce qu'il a soigneusement
caché ses objectifs réels ou parce qu'il n'a pas été pris au sérieux
"

Mais dans le même temps,ils prétendent que tout était clairement annoncé
dans Mein Kampf et que ce livre était devenu la bible des " nazis ".  
 

*Dernière exemple en date:interrogé par une juive,un jeune Allemand a déclaré:

" Hitler avait écrit tout son programme dans Mein Kampf,il y avait exposé
ses théories folles sur les différents types de races humaines "
.
 

Dès lors,pourquoi a-t-il été élu démocratiquement ?

Le jeune homme l'explique en affirmant que:  

" beaucoup de monde ne l'avait pas lu et parmi ceux qui l'avaient lu,
beaucoup n'y croyaient pas "

 
(Voy.,Shofar,septembre 2008,p.45).


....Et malhonnêteté.


Il est clair que pour les " antinazis ",la vérité importe peu.
Leur propagande fait flèche de tout bois,suivant les circonstances de l'instant.
Ce n'est pas nouveau.
Si Dieu me prête vie ,je consacrerai un jour une étude à la façon dont
le travail obligatoire en Allemagne (STO) a été abordé lors
du " procès "Laval puis à Nuremberg.

Pour l'heure,je me contenterai d'un très court résumé.

Début octobre 1945, Pierre Laval comparaît devant la Haute Cour pour trahison.
Concernant le STO,on lui reproche d'avoir cédé sans combat
sur toute la ligne et d'avoir même été au devant des exigences allemandes.
Avec la " Relève " ,lui dit-on,vous avez livré des travailleurs à l'Allemagne !
Bref,la trahison était consommée.
Quelques semaines plus tard,à Nuremberg,le cas de Fritz Sauckel est abordé.
Pendant la guerre,il avait été plénipotentiaire à la main d'oeuvre étrangère
en Allemagne.
L'Accusation française se lève et l'accuse de crimes contre l'Humanité:
vous avez exercé des pressions scandaleuses sur le gouvernement français
pour obtenir ce que vous vouliez.
Vous avez menacé,contraint les gens au départ,utilisé des rabatteurs sans scrupules.
Vous avez même organisé des rafles...
A quelques semaines d'intervalle,donc,deux argumentaires totalement contradictoires
furent utilisés:
Laval fut accusé d'avoir tout cédé sans combat,Sauckel
d'avoir menacé pour vaincre les résistances.
Preuve que les vainqueurs ne cherchaient pas la vérité,mais uniquement
la condamnation des accusés et,à travers eux,des fascismes....
Cette situation perdure depuis 1945.D'où le fait que,chez
les "antinazis ",le principe de non-contradiction est constamment
violé sans aucune vergogne.
Les arguments les plus contradictoires sont invoqués sans aucun souci d'exactitude,
simplement suivant les circonstances du moment.



Une révolution qui aurait défié toutes les lois sociologiques.


Le national-socialisme,dit-on,s'est imposé par la terreur,la délation
organisée et les camps de concentration ouverts dans tout le pays.
L'histoire allemande aurait donc défié toutes les lois de la sociologie.
C'est-à-dire qu'immédiatement après l'arrivée d'Hitler au pouvoir,
des dizaines de camps de concentrations seraient sortis de terre,un peu
comme les champignons après la pluie,et qu'une nouvelle police politique
aurait été mise en place, épaulée par des centaines de milliers de mouchards
sortis d'on ne sait où pour mettre immédiatement l'Allemagne en coupe règlée.

A partir de cet instant,le peuple terrorisé se serait tu.
Tout le pays aurait retenti du bruit des autodafés,des portes fracassées
lors des perquisitions,des cris poussés par les centaines de milliers
de prisonniers politiques torturés dans les camps.
Bref,un retournement total de situation en quelques semaines.


L'autodafé de 1933.


Face à cette représentation fantaisiste,je rappellerai tout d'abord
que le fameux autodafé de 1933 ne s'attaquait pas à la culture
en tant que telle,mais à la littérature d'un monde perçu comme mauvais et dépassé.
On oublie bien souvent que la jeunesse allemande n'a pas uniquement brûlé
des livres;elle a jeté aux flammes ce qui symbolisait l'ordre ancien.
Début 1942,Fritz Bran a expliqué:


" En 1933,les jeunes ont brûlé leurs casquettes de collégiens,
qui marquaient l'opposition des classes.
Ils ont brûlé également les poteaux-frontières qui,en vertu du traité
de Munster,séparaient les provinces entre elles.
Ils ont encore voué aux flammes une prétendue littérature,dont
la plus grande propriété était d'intoxiquer les esprits. "

(Voy.Fritz Bran,La jeunesse allemande et l'avenir de l'Europe
Les conférences du groupe "Collaboration ",Paris,juin 1942.
Conférence donnée le 31 janvier 1942 à la Maison de la Chimie (Paris),p.12)

C'est clair, la littérature pernicieuse ne venait qu'en dernier lieu.
J'ajoute qu'en matière de destruction de symboles,les révolutionnaires français
et les républicains espagnols ont fait " mieux ",de religieux et de religieuses.


.../...


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Re: Hitler s'est-il imposé par la terreur ?

Message par Jean Bart le Mer 5 Nov - 11:37

- LES CAMPS DE CONCENTRATION -  




Plus une " mesure brusquée " et légale.

Ces précisions effectuées,j'en viens à la création des camps.
Je rappellerai tout d'abord que celle-ci n'avait pas été,au départ,
prévue par les nationaux-socialistes
(elle n'apparaissait ni dans le programme public,
ni dans un quelconque document interne du Parti).
Elle fut une " mesure brusquée " pour parer à la menace communiste.

A Nuremberg, H.Göring souligna:


" (..) l'idée des camps de concentration fut une mesure brusquée prise
contre les fonctionnaires du parti communiste qui, à cette époque,
étaient des milliers à nous harceler . "

(TMI,IX,448).

J'ajoute que leur ouverture s'est effectuée dans la plus stricte légalité,
elle était conforme à l'article 48,alinéa 2,de la Constitution
de Weimar qui concernait la protection du peuple et la lutte
contre les citoyens susceptibles d'attenter à la sûreté de l'Etat.



Des détenus bien traités.



Il est d'ailleurs incontestable que les détenus internés en 1933
furent généralement bien traités et que plusieurs milliers bénéficièrent
d'une libération au bout de quelques mois.
A Nuremberg,l'ancien secrétaire particulier d'H.Göring, Paul Körner,
vint témoigner.
Voici ce qu'il répondit à propos des camps:


Dr Stahmer
:" Connaissez-vous les traitements qui étaient infligés
aux internés de ces camps ?


Témoin Körner:" D'après ce que je sais,ils furent toujours bien traités.

Dr Stahmer:" Avez-vous entendu parler des camps de concentration "officieux " ?

Témoin Körner: 3 Oui,en 1933 on en a créé en différents endroits. "

Dr Stahmer:" Qui, " on " ?

Témoin Körner: " Je me souviens qu'un camp a été créé
à Breslau par le Gruppenführer SA Heines.Un autre fut créé à Stettin.
J'ignore s'il en existait d'autres. "


Dr Stahmer:" A Stettin ? "

Témoin Körner:" Je crois qu'il fut créé par Karpfenstein,
mais je n'en suis pas très sûr. "


Dr Stahmer:" Et que sont devenus ces camps ? "

Témoin Körner:" Lorsque le Reichsmarschall (Göring)
en a entendu parler,il mes a fait dissoudre immédiatement parce
qu'ils avaient été créés sans son consentement. "


Dr Stahmer:" Quelle était l'attitude du Reichsmarschall
lorsque lui parvenaient des plaintes à ce sujet ? "


Témoin Körner:" Il les a toujours prises en considération. "

Dr Stahmer:" Connaissez-vous des cas où il ait pris
des mesures sévères ? "


Témoin Körner:" Je me souviens du cas de Thälmann "

Dr Stahmer:" De quoi s'agissait-il ? "

Témoin Körner:" Le Reichsmarschall avait appris que Thälmann
n'avait pas été traité de façon dont il aurait souhaité qu'il le fût.
Il prit immédiatement l'affaire en main et convoqua Thälmann ."


Dr Stahmer:" Qui était Thälmann ? "

Témoin Körner:" C'était l'un des dirigeants du parti communiste
allemand et député communiste au Reichstag. "


Dr Stahmer:" Et que lui a dit le Reichsmarschall ? "

Témoin Körner:" Il le fit venir dans son cabinet et lui demanda
les raisons précises de sa réclamation. "


Dr Stahmer:" Et ensuite ? "

Dr Stahmer:" Thälmann,soupçonnant un piège,se montra
d'abord très réservé.
Lorsqu'il vit que le Reichsmarschall lui parlait d'une manière très humaine,
il se rendit compte qu'il pouvait parler librement.
Il déclara au Reichsmarschall qu'à différentes reprises il n'avait pas été convenablement traité.
Le Reichsmarschall promit qu'il y mettrait ordre immédiatement et donna
des instructions à cet effet.Il demanda également à Thälmann de l'avertir
chaque fois que cette situation se reproduirait.En outre,il ordonna
qu'on fasse parvenir toutes les plaintes formulées par Thälmann. "

(TMI,IX,164-5).

Quelques jours plus tard,H.Göring confirma cette déposition
et y ajouta quelques précisions.
Interrogé par son avocat,il déclara:


Dr Stahmer:" Avez-vous surveillé le traitement des prisonniers ? "

Accusé Göring:" Naturellement,j'ai donné des instructions pour
que de telles choses (les mauvais traitements sur des internés) soient supprimées.
Cela a plus ou moins eu lieu,évidemment,comme je viens de le dire.
J'ai toujours indiqué que ces faits ne devaient pas avoir lieu,
parce que je voulais qu'une partie de ces hommes fût gagnée à notre cause. "

Dr Stahmer:" Avez-vous agi,lorsque vous avez eu connaissance
de ces excès ? "


Accusé Göring:" Je ne me suis occupé des camps de concentration
que jusqu'au printemps 1934,il y en avait deux ou trois en Prusse.
Le témoin Körner a déjà mentionné le cas de Thälmann.
Je voudrais en parler brièvement,car c'est le plus important,étant donné
que Thälmann était le chef du parti communiste.
Je ne puis plus indiquer aujourd'hui qui m'a fait remarquer que Thälmann
avait été frappé.
Sans avoir été informé par la voie hiérarchique et par les services compétents
je l'ai fait venir immédiatement chez moi,dans mon bureau,et je l'ai
questionné en détail.Il m'a dit qu'au début surtout,il avait été frappé
au cours d'interrogatoires.
Comme le témoin qui assistait à l'entretien l'a déjà dit,j'ai alors dit
à Thälmann que je le regrettais et j'ai même ajouté:

" Mon cher Thälmann,si vous aviez eu le pouvoir,vous ne m'auriez pas frappé,
mais vous m'auriez immédiatement coupé la tête. ",et il a acquiescé.
Je lui ai dit ensuite qu'à l'avenir si quelque acte du même genre se reproduisait
contre lui ou contre d'autres,il devrait me le communiquer immédiatement.
Je ne pouvais pas être toujours là,mais ce n'était pas par ma volonté que
ces actes de cruauté avaient été commis.
Pour expliquer ce cas,qui était un cas typique,je veux insister sur le fait que,
plus tard,la femme de Thälmann vint me demander du secours et que j'ai répondu immédiatement à sa lettre.
J'ai,à ce moment-là également,et je pourrai le prouver,financièrement aidé
des familles d'internés autant qu'il fut nécessaire.
A cette occasion,je voudrais citer les camps de concentration "officieux ",
dont on a parlé et qui tombent sous le coup du redressement des abus.
Tout d'abord,je les ai ignorés,puis on m'a cité un tel camp dans les environs
de Stettin.
Il avait été créé par Karpfenstein,ancien Gauleiter de Poméranie.
J'ai immédiatement fermé ce camp.Mon avocat se souviendra que,
indépendamment de moi,il a reçu à ce sujet,pendant le Procès
,des renseignements d'un interné que je ne connaissais pas du tout.
J'ai fait poursuivre par le procureur général les coupables qui s'étaient permis
des actes de cruauté et les ai fait traduire devant un tribunal,ce qui,
peut être prouvé.Karpfenstein fut expulsé du Parti.
Un second camp fut découvert à Breslau,il avait été créé par Heines.
Je ne sais pas ce qui s'y est passé.En tout cas,c'était un camp que
je n'avais pas autorisé.
Je l'ai immédiatement fermé,dissous.Heines était un des collaborateurs
les plus intimes de Röhm,dont je parlerai ultérieurement.
Autant que je me souvienne,je ne puis plus indiquer l'endroit exact
des environs de Berlin où existait un autre camp de concentration non autorisé,
institué secrètement par le chef des SA de Berlin,Ernst,
que j'ai toujours soupçonné d'actes de cruauté.
Il a également été fermé et Ernst était l'un de ces personnages troubles
qui furent éliminés lors du putsch de Röhm.
Nous avons la possibilité d'interroger des internés des camps de concentration
de cette époque,1933,début 1934,afin de savoir si,à ce moment,se passait
ce qui eut lieu ultérieurement. "


Dr Stahmer:" Avez-vous,après la consolidation du pouvoir,
libéré beaucoup de prisonniers internés et à quel moment ? "


Accusé Göring:" Pour les fêtes de Noël 1933,j'avais ordonné
que fussent libérés les cas les moins dangereux ou ceux dont on avait
l'impression qu'ils étaient adaptés à leur situation nouvelle.
Je crois qu'on avait déterminé le chiffre de 5 000.
Je répétai ce geste en novembre 1934,avec 2 000 internés.
J'insiste sur le fait qu'il s'agissait que de la Prusse.
A ce moment,si mes souvenirs sont exacts,mais je ne puis le dire exactement,
un camp fut dissous ou du moins provisoirement fermé.
C'était à une époque où personne ne soupçonnait que les camps
deviendraient l'objet d'une enquête judiciaire internationale. "

(TMI,IX,281-3).

.../...


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Re: Hitler s'est-il imposé par la terreur ?

Message par Jean Bart le Mer 5 Nov - 11:38





Très peu de prisonniers politiques.


Ces dernières considérations m'amènent à citer des chiffres connus.
A Nuremberg,l'avocat de la Gestapo rappela sans être contredit
qu'en 1939,dans les camps, il y avait 20 000 personnes en détention
dite " de protection ",dont la moitié environ étaient des " politiques ",
les autres étant des détenus de droit commun (criminels,voleurs,violeurs...)
(TMI,XXI,548).

A la même époque,sur les 300 000 personnes qui se trouvaient
en prison,le dixième y était pour des délits dits politiques (Id).
On arrive à un total de (10 000 + 30 000=) 40 000 détenus
"politiques" sur une population totale d'environ 80 millions
de personnes,c'est-à-dire 0,05% de la population.
Comme dictature,on fait mieux...

Les réfractaires n'étaient pas tous en prison.


Allons plus loin en damettant que ces chiffres aient été sous-évalués.
Multiplions-les arbitrairement par 5 ( + 500 %).
Supposons qu'en 1939,il y aurait eu non pas 40 mais 200 000 détenus
politiques en Allemagne.
Comparons cette estimation aux résultats officiels de plébiscite
du 19 août 1934,lorsque la population allemande fut invitée à se prononcer
sur la loi du 2 août 1934 qui fusionnait les pouvoirs du président
du Reich avec ceux du chancelier.
A l'époque,il y eut 4 294 654 votes "  non " et
872 296 bulletins blancs ou nuls.
Soit 5 166 950 personnes qualifiées de "réfractaires
au régime national-socialiste.*
Jean Daluces ajoute que d'après les " nazis eux-mêmes ",
"un plébiciste sans pression et sans manoeuvre où le vote secret
aurait été intégralement respecté pouvait donner,pour l'ensemble du pays,
de 30 à 40 % de NON au lieu de 12 %  "
**

Là encore admettons.On en déduit qu'en 1934,il y aurait eu non pas 5,
mais environ 15 millions de " réfractaires" au régime hitlérien.
Par conséquent,si,vraiment,les milliers d'agents de la Gestapo
(policiers,mouchards..) avaient impitoyablement traqué et envoyé
dans des camps les opposants,même individuels,les personnes détenues
en 1939 dans les prisons et surtout dans les camps se seraient comptées
par millions (et dans ce cas,il aurait effectivement fallu des vingtaines
de camps de concencration).
Or,nous avons vu que même faisant subir aux chiffres officiels
une augmentation de 500 %(ce qui n'est pas rien),on arrive
à 200 000  détenus " politiques ".
Là encore,la conclusion s'impose d'elle-même:
le IIIè Reich ne fut pas la dictature que l'on présente aujourd'hui.


* " Plus de cinq millions de réfractaires en dépit de toute la pression
officielle "
(Voy.Albert Rivaud,Le relèvement de l'Allemagne 1918-1938
(Librairie Armand Colin,1939,p.243)

** Voy.J.Daluces,Le Troisième Reich(éd.André Martel,1950,p.138).



Les aveux d'un syndicaliste français.


Contrairement à ce que prétend cette légende enracinée,l'hitlérisme
ne s'est pas imposé en Allemagne par la terreur.
En juin 1933,la revue Esprit,que personne ne pourra soupçonner
de sympathies " nazies ",publia l'article capital d'un ouvrier français
communisant qui venait de passer 4 années dans les mileux syndicalistes allemands.
Sur le ton de l'intense déception,l'auteur,un certain Pierre Robert,
constatait que la Révolution nationale-socialiste s'effectuait
" sans résistance,sans bataille ":


" Des organisations entières,des organisations géantes se sont effondrées,
d'autres ont été accaparées par l'ennemi.Tout cela sans résistance,
sans batailles. "

(Voy.Esprit,1er juin 1933,p.298).


Le cas des syndicats socialistes.


Concernant les " syndicats libres à tendance socialiste ",P.Robert
rappelait qu'au début de l'année 1933,

" ils comptaient encore quatre millions de membres "  (p.299),
ce qui leur donnait une force certaine.
Mais,poursuivait-il,les chefs avaient été

" aveuglés par quelques succès:
un relèvement du standard de vie des ouvriers pendant la période dite
de prospérité
(avant 1929) " (p.300):

" Ils n'avaient déjà pas beaucoup les qualités propres à un lutteur de classe.
Ils les perdirent alors complètement.Ils s'assirent dans leur fonction.
On avait de merveilleux salaires.La fonction de secrétaire de syndicat
devint une profession.
La mesquinerie,l'égoïsme prirent souvent la place de l'idéal.
On devint bien des fois des bureaucrates finis.
(pp.300-1).
En conséquence,ces syndicats n'étaient plus aptes à la lutte sociale.
P.Robert écrit:


La catastrophe arrive.Hitler reçut le pouvoir et commença à prendre
des mesures décisives contre la classe ouvrière (sic !).
Les syndicats,au lieu d'essayer de faire quelque chose,de sauver
au moins l'honneur du mouvement ouvrier,lancèrent des déclarations
affirmant leur volonté de collaboration avec le nouveau régime:

" Les syndicats sont d'avis que chaque gouvernement allemand se doit
de reconnaître l'efficacité nationale des syndicats dont nous sommes fiers.
Leur histoire est la mobilisation de forces populaires qui n'étaient pas unies
pour l'édification d'un ordre social nouveau,créant ainsi la base spirituelle
et juridique pour l'unité intérieure de la nation.
La valeur de ce travail d'éducation se fit sentir d'une manière sensible
dans la période si difficile de la guerre mondiale.
" Le Comité (...) salue le premier mai 1933 comme la fête légale du travail
national et demande à ses membres....de participer solennellement
aux fêtes organisées par le gouvernement. "


Pourquoi ces déclarations honteuses ?
Pour deux raisons.
Certains chefs syndicalistes ont pensé devoir sauver les droits des syndiqués
en ce qui concerne les mutualités,assurances vieillesse,maladies,
pour lesquelles ces derniers ont payé pendant des années et des années
de fortes cotisations.
Un militant responsable me disait:

" Nous voulons être assurés que ces droits ne soient pas anéantis.
Pense à ces ouvriers qui comptent sur leurs assurances.
Nous essayons de ne pas mécontenter le gouvernement,de l'influencer
dans ses décisions relatives à la question syndicale.
" Nous voulons que l'organisation unique,que nous aurons sans doute,
reprenne tous ces droits de nos membres,que ces fortunes ne soient pas
gaspillées aux quatre vents.
"

Il y a une autre raison.

Beaucoup de chefs et de secrétaires de syndicats,ont voulu faire l'impossible
pour conserver leur place si bien rétribuée.
Un avocat d'une grande ville allemande qui représentait les syndicats
devant les tribunaux racontait récemment comment depuis quelques temps
son bureau était assiégé par des permanents de syndicats.
Ils veulent des conseils:
" Que dois-je faire pour avoir mon salaire le plus longtemps possible ?
Dois-je partir maintenant et me faire donner une indemnité
représentant un salaire de six mois ou dois-je rester,signer un contrat
me garantissant un traitement pendant une année ? "


Il savait
,ajoutait-il, que les syndicats étaient pleins de bureaucrates
n'ayant que l'idéal de leur porte-monnaie. Mais à ce point...
(pp.302-3).

.../....


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Re: Hitler s'est-il imposé par la terreur ?

Message par Jean Bart le Mer 5 Nov - 11:38


Le cas du parti " social-démocrate ".



Concernant le parti " social-démocrate ",l'auteur formulait des critiques similaires:


" A cette idéologie " essentiellement démocrate ",qui est le point de départ
du réformisme,vint s'ajouter une attitude petite bourgeoisie.
Une attitude qui déteignit sur tout le partie,c'est-à-dire chez les ouvriers.
Il suffisait pour s'en rendre compte d'assister à quelques assemblées
des membres de la "social démocratie".
On ne s'y élevait que rarement au-dessus d'un niveau de pots de bière
et de fumées de gros cigares.
(p.305).

" La montée fasciste les réveilla un peu.Ils furent étonnés,très étonnés.
Mais comme la direction était craintive,on fit la politique du moindre mal,
s'accrochant toujours à d'autres pour la lutte contre le fascisme.
On eut comme allié Brüning,l'homme indécis du parti du Centre,
comme espoir Schleicher,qui devait soi-disant réaliser une Allemagne sociale.
En dernier lieu on mit souvent encore des espérances dans les Casques d'acier.
Elles aussi se révélèrent illusoires.Jamais,lors de ces dernières années,
le parti "social démocrate" n'eut le courage et la volonté de faire
une politique active et indépendante.
Tout cela lui a valu sa défaite.Une défaite dont il ne se relèvera
probablement pas. "
(pp.305-6).


Le cas du " parti  communiste ".


Quant au " parti communiste ",la seule force qui,en 1933,
pouvait encore s'opposer aux nationaux-socialistes,les analyses pénétrantes
de P.Robert sont très intéressantes.

Il écrivait:
 study

" Il y avait là (au PC) des forces qui auraient pu être capables
de construire une Allemagne réellement nouvelle.
Mais voilà,toutes ces forces ont été gaspillées,rabaissées souvent à un niveau
qui n'avait rien de révolutionnaire.
Le parti communiste n'a pas eu la patience d'éduquer les masses qui venaient à lui.
Il n'a su déverser sur elles que ce que nous pouvons lire chaque jour dans l'Humanité.  
Il n'a pas su édifier un système de travail politique qui eût pu gagner la confiance
des masses du parti social-démocrate.
Il n'a pas su élaborer une tactique qui eût pu faire de lui une véritable avant-garde du prolétariat. " (p.307).


Très sévère,l'auteur déclarait:


" (...) l'histoire du parti communiste allemand n'a été que celle d'une grande faute.
Fausse tactique syndicale qui a poussé les réformistes vers la droite,
qui leur a permis d'expulser presque tous les éléments révolutionnaires
de ces organisations qui auraient pu être de véritables forteresses du prolétariat.
Fausse tactique vis-à-vis du nationalisme du mouvement fasciste.
On ne fit qu'adopter la phraséologie de Hitler.
Les revendications "A bas le traité de Versailles ","Libération nationale "
devinrent des pivots de l'agitation communiste. " (p.308).

Plus loin,il constatait en se lamentant (je souligne).


" Les conséquences ont été tragiques.Le parti révolutionnaire qui aurait
dû sauver au moins l'honneur du prolétariat allemand a
laissé la place à un adversaire sans opposer de résistance.

Un bon militant qui avait organisé pendant les derniers mois l'appareil illégal m'avouait:"

" Ne me parle pas du parti maintenant (...).Plein de mouchards.
Les dénonciations sont les incidents de chaque jour (...).
L'ennemi a pénétré systématiquement dans nos rangs.
C'est tel point que l'on arrive à douter de chaque camarade (...).
Combien des nôtres sont passés à l'ennemi.
C'est désespérant.Des cellules entières...

Et puis,vois-tu,nous n'étions pas prêts.
Que beaucoup de nos chefs se soient laissés arrêter ?
Je ne comprens pas (...) " .


Il avait raison.

Ce qui m'a le plus attristé en Allemagne,c'était le visage des quartiers ouvriers de Berlin.
Partout les drapeaux aux croix gammées.
Dans la rue,que d'insignes fascistes portés par les ouvriers !

Parfois même,on reconnaît chez eux la casquette que portaient
les jeunes communistes,les chemises noires des gardes antifascistes.
On s'arrête,on voudrait parler à ces jeunes,on les connaissait il y a deux ans.
Mais tout d'un coup,on se rappelle que dans certains quartiers ouvriers
de Berlin,50 à 60 % des jeunesses communistes ont passé
aux jeunesses hitlériennes...

On ne sait pas si le camarade d'hier n'est pas aujourd'hui un ennemi.
Il n'est pas étonnant que dans ces conditions,l'appareil du parti soit décimé,
parfois complètement détruit,qu'il soit presque impossible de tenir
une imprimerie illégale plus de 15 jours.Chaque jour apporte la nouvelle
d'une liaison qui saute et qu'il est souvent impossible de renouer. (pp.308-9).


Et P.Robert de conclure:


" Hitler n'a pas vraiment rencontré d'adversaires réels.
Ses succès reposent surtout sur la faiblesse de ceux qui disaient vouloir le combattre. "
(p.311).

C'est clair:pour asseoir son pouvoir,Hitler n'a pas eu besoin de couvrir
l'Allemagne de camps de concentration.
Car une fois les meneurs arrêtés,les forces politiques qui auraient pu,
auraient dû s'opposer à lui s'effondrèrent d'elles-mêmes.


.../....


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Re: Hitler s'est-il imposé par la terreur ?

Message par Jean Bart le Mer 5 Nov - 11:38


LES NATIONAUX-SOCIALISTES RECRUTENT TOUJOURS.





D'anciens adversaires deviennent des alliés.



Loin,toutefois,d'utiliser leurs premiers succès pour établir un régime de terreur,
les nationaux-socialistes n'eurent par la suite qu'une seule volonté :

- rallier les anciens adversaires politiques.

A Nuremberg l'accusé Fritz Sauckel déclara:


" L'activité centrale du Parti (après janvier 1933) était le recrutement.
Notre travail le plus intensif consistait à gagner à nous les adversaires politiques.
Je suis très fier du fait que, dans mon Gau,de très nombreux ouvriers,
anciens communistes ou sociaux-démocrates aient été gagnés par nous
et soient devenus chefs de groupes locaux ou fonctionnaires du Parti."
(TMI,XIV,643).


Une vraie politique sociale qui rallie les masses.


Huit ans plus tôt,un Allemand avait répondu à un prêtre français,l'abbé
Gabriel Lambert,qui l'interrogeait sur les mécontents dans le Reich:


" Certes,il y en a...un pour cent.Car les anciens socialistes,les anciens communistes,
se sont ralliés pour la plupart au régime.
Hitler ayant prouvé qu'il appliquait vraiment son programme socialiste.
Hitler a réalisé..(que) les partis d'avant Hitler discutaient,promettaient
et ne faisaient qu'accroître la misère. "

(Voy. l'abbé Gabriel Lambert,L'Allemagne d'aujourd'hui expliquée
par l'Allemagne d'avant-guerre
(éd.Jean-Renard,Paris,1942) p.42) .

De son côté Henry Jamet,un Français qui voyagea en Allemagne durant l'été 1938
et qui rencontra de nombreux ouvriers,écrivit:


" Cette population ouvrière nous a paru saine et sans aigreur.
Nous nous sommes renseignés sur les salaires.Ils sont élevés (...).
A l'intérieur même de l'usine existent des jardins de repos,où les ouvriers
peuvent aller fumer une cigarette pendant les " pauses " qui coupent
le travail,des cantines modèles,un service médical remarquablement agencé.
Rien de tout cela n'avait l'air d'un bagne et les jeunes apprentis,
avec lesquels nous avons passé une bonne heure,avaient des figures
ouvertes et franches d'enfants heureux...

(Voy.la Revue Hbdomadaire,10 septembre 1938,article intitulé:
" La bonne humeur allemande ".

Commentant cet article,l'Ami du Clergé précisait avec honnêteté:


" Hitler n'a pas oublié sa jeunesse ouvrière et les grosses difficultés de la question sociale.
Il se pose en défenseur des intérêts ouvriers.Il ne faut pas le croire l'élu
d'une aristocratie ou d'une élite intellectuelle.
Il est bien plutôt le demi-dieu des masses ouvrières,qu'il a voulu affranchir,
dit-il,des mauvais bergers marxistes.
C'est dire que le bien-être des travailleurs,la question des salaires,
celle des loisirs et les congés payés sont l'objet des constants soucis du régime.

Et,ma foi,remarque Henry Jamet,quand on a vu défiler sur le Rhin les luxueux
bateaux de " la Force par la Joie ",la grande organisation du Dr Ley,bondés
de travailleurs en vacances,on se demande avec inquiètude si le seul pays
où les réalisations pratiques du socialisme sont en train d'aboutir
ne serait pas l'Allemagne hitlérienne. "

(Voy.l'Ami du Clergé,27 octobre 1938,p.645,col A-B.).

Anciens communistes devenus fascistes.

On connaît le cas de Jacques Doriot,ancien communiste
devenu national-socialiste.
Mais bien des obscurs firent le même chemin après avoir vu les réalisations
sociales allemandes.
En 1942,l'Appel raconta l'histoire de cet ancien communiste parisien qui,
chômeur et incapable de nourrir convenablement sa famille,
avait finalement cédé aux instances de sa femme et était parti en Allemagne.


" Le voyage le surprit par son organisation impeccable.
Jamais il n'avait été reçu et fêté de la sorte.La Croix-Rouge allemande
et les centres d'accueil font bien les choses.
Il arriva au camp français où on lui désigna sa place dans un baraquement.
Il se renseigna auprès des copains.

Les gars avaient l'air content:

- Comment ça marche ici ?
- Pas mal.
- Et le boulot,pas trop dur ?
- Ca va.
- Bien payé ?
- Ah ! Pour ça,oui.On touche un minimum de 200 marks par mois.
ça fais 6 000 balles.Tu parles s'il y a du " rab " pour envoyer à la maison.
Il n'avait pas l'air trop convaincu.Le lendemain,il se présenta à l'usine.
Il fut affecté à une machine.La propreté et l'hygiène de l'établissement l'intimidèrent.
La camaraderie était excellente,mais hors du travail.
Les ouvriers allemands travaillaient sans détourner la tête,silencieusement,
avec une sorte de hâte mystique.
A l'heure des repas,il essaya de bavarder avec quelques-uns qui comprenaient le français:

-Aimez-vous mieux le national-socialisme ou les Sovets ?

Les Allemands éclatèrent de rire. On l'entraîna vers les maisons ouvrières.
Coquettes,espacieuses,toutes neuves,elles s'alignaient au bord de la route,
précédées chacune d'un jardin.
A l'intérieur,les pièces étaient munies du confort le plus moderne.
L'ex-communiste français en roulait des yeux ronds (...).
Un jour,il tomba malade d'une vieille hernie qui s'était réveillée.
On le transporta à la clinique.Il reçu des soins gratuits,fut opéré par
l'un des plus grands chirurgiens allemands.
Sa convalescence dura le temps qu'il fallut.Il n'en croyait pas ses yeux.
Ses camarades allemands de l'usine venaient le voir pour prendre
des nouvelles et lui apporter des cadeaux.
Par contre,les Français ne se dérangeaient guère.
On avait gardé au camp les habitudes des cafés parisiens,la belote faisait rage,
l'égoïsme individualiste règnait encore.
Il se renseignait avidement sur les lois sociales nationales-socialistes.
- Alors,vous avez aussi des assurances maladie,vieillesse ?
Combien vous donne-t-on ?
Il vit que les tarifs étaient au moins le double de ceux appliqués en France.
Il est rentré ici pour quelques jours et doit repartir.
Sa femme et ses gosses l'ont fêté,car il avait envoyé abondamment
de l'argent chez lui.
(...) Il voulut persuader quelques personnes.On le rabroua violemment:

- Vendu !..

Il s'échauffa,donna des coups de poings,frotta les oreilles de deux
ou trois vieux complices communistes.
Aujourd'hui,il repart.Sa femme et ses enfants l'accompagnent à la gare.
- A bientôt ! Et si on t'embête ici,viens là-bas avec moi. "


( Voy.l'Appel,26 février 1942,p.2).

..../....


Dernière édition par Jean Bart le Mer 5 Nov - 12:48, édité 1 fois
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Re: Hitler s'est-il imposé par la terreur ?

Message par Jean Bart le Mer 5 Nov - 11:38


Les masses ont librement suivi Hitler.







Combien d'histoires similaires pourrait-on raconter ?

En 1938,un auteur antinazi,Robert d'Harcourt,concédait:


" La force d'Hitler ne doit pas être cherchée sur le plan intellectuelle,
mais sur le plan sensible,dans un contact instinctif avec l'âme de son peuple,
dans un sens merveilleux et presque physique de l'occasion.
Il communique avec la vie par l'intuition et non par l'intermédiaire
d'informations ou de statistiques qui le fatiguent,l'ennuient,
et qu'il repousse de la main.
Son génie est un génie de médium. "

(Voy.l'Ami du Clergé,29 septembre 1938,p.597,col.B)

Dans un dossier paru à l'occasion du 64 ème anniversaire de l'arrivée d' Hitler
au pouvoir,le magazine belge Télémoustique a dû reconnatre:


" Les études de l'opinion allemande ont montré qu' Hitler a presque toujours
pu compter sur le soutien populaire,même si la population n'appréciait pas
certains aspects du régime,ou d'autres membres du Parti nazi considérés
comme des parvenus. "

(Voy. Télémoustique,30 janvier 2008,p.7,col.B)

En 1937,d'ailleurs,l'abbé Lambert avait souligné:


" Supprimer la liberté des adversaires est une chose...mais il faut savoir
construire et savoir créer...
Et certainement c'est parce qu' Hitler a su construire et créer que beaucoup
des ennemis les plus acharnés du national-socialisme se sont ralliés au régime...
malgré la suppression des libertés individuelles. "

(Voy. Abbé Lambert,cp.ct..,p.179)

La preuve par les chiffres.


Le fait que le peuple allemand ait approuvé la révolution nationale-socialiste
était apparu une première fois en mars 1933,lorsque la NSDAP
avait remporté haut la main les élections au Reichstag:

44 % des suffrages exprimés,loin devant les socialistes (18 %)
,les communistes (12 %) et le Centre (11 %).

Voilà pourquoi,dans son article déjà cité,P.Robert avait dû concéder
(je souligne):


Par une démagogie éhontée (sic !), Hitler a su gagner à lui une partie
importante
de la population allemande:les paysans,
que les socialistes,avec leur idéologie collectiviste ont effrayés
et éloignés de leur idéal,les classes moyennes qui,poussées dans la misère
par la crise,regrettent l'ancien régime,un morceau du prolétariat
qui s'est laissé acheter.
Il a derrière kui un mouvement de masse dont les participants ont
une confiance aveugle dans l'ordre nouveau,presque une mystique
."
(pp.310-11).

Ce fait apparut avec éclat le 12 novembre 1933,lorsque le premier
plébiscite fut organisé afin de savoir si le peuple accordait sa confiance
à Hitler,43,4 millions d'électeurs y participèrent (soit 96 % des inscrits).
40,6 millions répondirent "OUI ",
2,1 millions "NON " et l'on compta 0,7 million
de bulletins blancs ou nuls. *
89,9 % des votants étaient donc venus dire leur confiance à Hitler
,les 2 millions de " non " prouvant que le scrutin avait été libre
(ce qui ne fut d'ailleurs pas sérieusement contesté).
Le lendemain,la presse parla de " miracle ",car le peuple allemand
qui s'entredéchirait onze mois plus tôt s'était retrouvé à 90 %
derrière l'homme suscité par la Providence.



Un pays sauvé,des citoyens heureux.



La raison de cet engouement ?

Elle est simple:

- en 1933,l'Allemagne au bord de l'étouffement avait vu un médecin apparaître à son chevet.
Celui-ci l'avait débarrassé des charlatans incapables de guérie le malade
et des adversaires opposés à l'application d'un nouveau remède.
Puis,après avoir fait les premiers gestes d'urgence,il s'était penché vers ce peuple moribond
en lui disant:


" J'ai un moyen de dégager tes voies respiratoires pour que tu ne meures pas d'asphyxie
et que tu puisses revivre,mais je me suis tout d'abord occupé de ceux qui étaient susceptibles
de m'empêcher d'appliquer mon traitement.
Maintenant,m'accordes-tu ta confiance ? "



Sans surprise, le peuple répondit " OUI ! ".
Il répondit oui à ce médecin qui avait commencé par faire preuve
de fermeté contre les incapables et les gêneurs.

Il dit " oui " parce qu'il voulait "vivre ! "....

Et il eut raison.Revenant d'un séjour en Allemagne en 1938,
l'abbé Gabriel Lambert écrivit:


" L'immense majorité des Allemands sont aujourd'hui beaucoup plus heureux
qu'ils ne l'étaient il y a 6 ans
***

Tels sont les faits,des faits contre lesquels on ne peut rien...
Vous comprendrez pourquoi je n'ai nullement l'impression de défendre
un régime qui se serait imposé par la terreur.
La révolution nationale-socialiste a été bien moins sanglante que
la Révolution française de 1789 ou que la révolution bolchevique de  1917
ou encore celle que l'on célèbre ce jour son 60ème anniversaire
de la révolution de 1949 de Mao....


* Pour les résultats complets,voy.
le Bulletin périodique de la presse allemande,n°490,p.15,col.A

** "Un miracle s'est de nouveau produit en Allemagne.
Ou bien n'est-ce pas un miracle que l'Allemagne,en ce jour de serment solennel,
de profession de sa foi,se soit ainsi purifiée et unie ? "

(F.Hussong dans le Lokal-Anzeiger ,13 novembre, édition du soir).

*** Voy.G.Lambert,L'Allemagne d'aujourd'hui...,p.14

  FIN....

Source : study

http://galileo-galilei.forumactif.com/t617-hitler-s-est-il-impose-par-la-terreur
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Re: Hitler s'est-il imposé par la terreur ?

Message par Crocodil Dundee le Jeu 6 Nov - 10:53

Je me permettrai de dire simplement à ceux qui prétendent que les Allemands n'avaient pas lu "Mein Kampf" ou qui disent que ces mêmes Allemands ont été trompés parceque "Mein Kampf" cachait les véritables intentions de Hitler, qu'en plus de "Mein Kampf", il y a les nombreux discours de Hitler, les journaux du NSDAP qui reportaient systématiquement la propagande national-socialiste, et que les Allemands savaient tout celà lorsqu'ils ont amené Hitler au pouvoir.
Et que cette "révolution allemande" leur redonnait ce dont ils avaient un grand besoin:
la dignité nationale, mise à mal par le Traité de Versailles !

Autre chose, si l'on part du principe qu'une petite minorité s'était emparée du pouvoir
en trompant la grande majorité qui aurait été "pacifiste" et opposée à la dictature,
on ne comprend pas pourquoi la Wehrmacht se soit ruée à l'assaut de l'Europe "démocrate"
et que les Allemands aient résisté jusqu'en 1945 autour de leur Führer.
C'est rejoindre les illusions d'un Gamelin, Chef d'Etat-Major des Armées françaises,
lorsqu'il disait encore à la veille de Mai 1940, que les Allemands allaient renverser Hitler
dès le premier coup de canon ! On connait la suite ...
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Re: Hitler s'est-il imposé par la terreur ?

Message par Jean Bart le Jeu 6 Nov - 11:45

Crocodil Dundee a écrit:


Autre chose, si l'on part du principe qu'une petite minorité s'était emparée du pouvoir
en trompant la grande majorité qui aurait été "pacifiste" et opposée à la dictature,
on ne comprend pas pourquoi la Wehrmacht se soit ruée à l'assaut
de l'Europe "démocrate"

et que les Allemands aient résisté jusqu'en 1945 autour de leur Führer.

C'est rejoindre les illusions d'un Gamelin, Chef d'Etat-Major des Armées françaises,
lorsqu'il disait encore à la veille de Mai 1940, que les Allemands allaient renverser Hitler
dès le premier coup de canon ! On connait la suite ...

C'est "oublié" que c'est l'Angleterre de Churchill qui a déclaré la guerre à l'Allemagne,
après avoir tout fait pour étendre un conflit local en conflit mondialisé (Dantzig),
suivi par son caniche la France....
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Re: Hitler s'est-il imposé par la terreur ?

Message par Crocodil Dundee le Ven 7 Nov - 17:59

Bien sur, mais pour "l'inconscient collectif", ce sont les armées d'Hitler
qui se sont ruées à l'assaut de cette pauvre Europe pacifiste.
Alors il faut leur mettre le nez dans leurs contradictions.

Tu as compris ma poule ?
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