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Assemblée Nationale 10 juillet 1940

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Assemblée Nationale 10 juillet 1940

Message par Crocodil Dundee le Mer 9 Avr - 15:47

Certains persistent à dire que l'Assemblée Nationale ayant voté les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain était anticonstitutionnelle, dont illégale. Ce qui bien sur est parfaitement faux puisque le Président de la IIIème République en exercice Albert Lebrun l'avait convoquée et que les Présidents de la Chambre des Députés, Edouard Herriot, et le Président du Sénat, Jules Jeanneney, en avaient fait de même pour leurs assemblées respectives. C'est eux qui ouvriront les débats et contrôleront que tout se passe conformémént à la Constitution. De plus il est à noter qu'aucun des députés et sénateurs présents de soulèvera le problème de la constitutionnalité d'une telle Assemblée.
Il est également à noter que les grands esprits qui trouvent "illégal" ce vote des pleins pouvoirs ne trouvent rien à redire sur la déclaration de guerre à l'Allemagne qui se fit sans l'accord de cette même assemblée...
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Re: Assemblée Nationale 10 juillet 1940

Message par Jean Bart le Mer 9 Avr - 16:42


Toilettons une fois pour toute l'Histoire.



 


L'enseignement de l'Histoire est si malade que François Mitterrand,
"scandalisé" et "angoissé", se serait écrié
que cela ne pouvait plus durer ainsi,qu'il fallait rappeler les nouvelles générations
au respect de la mémoire collective sans laquelle il ne saurait y avoir ni sentiment national,
ni nation tout court.
Nul Français digne de ce nom ne saurait émettre la moindre réserve sur les impératifs
ainsi formulés:

- s'il est un programme dont la mise en oeuvre requiert la notion,
si galvaudée, de "consensus" c'est bien celui-là...
Pourquoi faut-il que,nonobstant cette impulsion de l'esprit et du coeur,
un certain doute nous assaille ?
Nous ne pouvons oublier,en effet,que l'Elyséen redresseur d'Histoire et maintenant
de la Patrie appartient à la Nomenklatura des hommes publics qui ont contribué
avec le plus d'acharnement à falsifier les données historiques,à pratiquer ajouts
et suppressions dont leur "image de marque" tire avantage
et à fabuler chaque fois que la réalité pouvait être gênante ou compromettante pour eux.

Ces gens-là ont bâti toute leur carrière sur l'imposture et le mensonge...

C'est sur eux qu'il faudrait compter aujourd'hui pour prendre,au plus haut niveau,
toutes dispositions afin que les générations montantes reçoivent un enseignement
exclusif de tout esprit partisan?
Nous n'y croirons que le jour où ces bons apôtres auront procédé à un certain
nombre de rectifications indispensables au rétablissement de la vérité.
Pour nous en tenir à la période contemporaine,en voici quelques exemples.

1) Avoir l'élémentaire probité de reconnaître qu'en 1939,
la France, à la remorque de la Grande-Bretagne,a glissé dans la guerre,
une guerre perdue d'avance,sans que la Chambre ni le Sénat ne se soient prononcés.

Le Parlement avait simplement voté une "augmentation" des crédits militaires
et c'est par un abus de pouvoir (justiciable,Ô combien! de la Haute Cour.)
que les présidents Herriot et Jeanneney,"bonzes" du clan belliciste,
permirent à Daladier,l'homme du 6 Février,le roseau peint en fer,
de  déclarer la guerre au IIIè Reich...après avoir refusé
de donner la parole aux orateurs résolus à dénoncer la forfaiture:
Pierre Laval au Sénat, Gaston Bergery à la Chambre.

2) Admettre cette évidence de fait  que l'armistice de 1940
était matériellement inévitable et que le repli sur une Afrique du Nord privée
(notamment) des ressources économiques indispensables à la poursuite de la guerre,
aussi bien que l'aménagement d'un réduit breton, relevaient d'une fantaisie de mauvais goût.

3) En terminer,une fois pour toutes,avec la fable ridicule (et odieuse)
du vainqueur de Verdun,complotant pour prendre le pouvoir à la faveur
d'une défaite voulue par la Droite,afin d'instituer une "Europe fasciste"..
et de prendre ainsi une éclatante revanche sur le Front populaire.


4) Substituer au cliché scandaleux de Vichy prosterné devant l'Occupant,
et capitulant chaque fois qu'une exigence nouvelle était formulée,un historique
(avec chiffres à l'appui) des discussions serrées et souvent orageuses entre
le gouvernement de l'Etat français et les autorités d'occupation.
Reconnaître que cette forme de "résistance" présentait
plus de dangers que celle d'exilés volontaires stipendiés par l'étranger.

5) Cesser de tympaniser les Jeunes générations avec le mythe de Munich.
Pour les fiers-à-bras qui triturent à plaisir les données historiques afin de les plier
aux exigences de leur propre sectarisme,Munich est le symbole de la capitulation
des démocraties devant l'hydre totalitaire...avant-hier nazie,hier soviétique,
aujourd'hui mondialiste,car nos analystes de bazar se complaisent dans une terminologie imbécile où le fascisme (le fascisme seul) reste le mal absolu.
Or la vérité est que la France était encore moins prête en 1938 qu'elle ne devait l'être en 1939 (ce qui n'est pas peu dire):

il suffit de se reporter aux réponses que firent à Daladier,lorsque se posa la question suprême,
les responsables de l'armée de Terre et de l'armée de l'Air.
La France n'était assurément pas en état de résister.
Mais les fanatiques de l'antimichisme se soucient fort peu des contingences matérielles.
Ils ne veulent connaître que "l'esprit".
C'est tellement plus simple pour écrire l'Histoire !
Non,ce qu'il faut retenir des accords de Munich,c'est qu'ils représentaient,pour les Européens,
la dernière tentative pour règler leurs affaires entre eux.
En outre,ce que nos maniaques oublient de dire,c'est que Munich ne devait pas être une fin
mais bien un commencement:

- la faute,l'impardonnable faute fut de perdre,après la signature,
nombre de mois plus que précieux:

- l'inaction,l'apathie ne pouvaient conduire quà la catastrophe...

Cela,oui,doit être porté lourdement au passif des négociations de septembre 1938.

Source: RIVAROL, n°2891,12 novembre 2008,p.4.  study    scratch
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Re: Assemblée Nationale 10 juillet 1940

Message par Crocodil Dundee le Jeu 10 Avr - 16:05

Il faut également savoir que le 10 juillet 1940 fut précédé par le 1er, 2, 3, 4, ....juillet et que ces journées virent de nombreuses tractations entre Laval, Herriot, Jeanneney, des députés, des sénateurs, des représentants associatifs. Que tous ces gens là purent donner leurs avis parfois contradictoires, mais que tous, et c'est ce qui ressort de ces entretiens étaient d'accords sur une chose:
Il fallait réformer la Constitution et donner à Pétain les moyens de redresser le pays, quitte à lui donner des pouvoirs exceptionnels ! Et c'est dans cet esprit que l'Assemblée put ainsi se réunir au Théatre de Vichy le 10 juillet 1940 !
Source: "Soixante jours qui ébranlèrent l'occident", de Jacques Benoist Méchin. Ed Albin Michel. 1957
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Re: Assemblée Nationale 10 juillet 1940

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