Forum France
Le Forum France est le premier forum politique du net francophone.

C'est un lieu de débats privilégiant la diversité d'opinion et la liberté d'expression, dans un climat cordial.

Il reconstitue également une société virtuelle dirigée par un président du forum élu tous les trois mois.

Enregistrez-vous vite pour rejoindre la grande aventure du Forum France !

Je connais ces dictateurs :M.Ward Price.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Je connais ces dictateurs :M.Ward Price.

Message par Jean Bart le Jeu 3 Oct - 7:01

Je connais ces dictateurs :M.Ward Price.

Je voulais vous faire voir le vrai visage de la" Bête humaine".
J'ai donc recopier 2 chapitres essentiels du livre d'un journaliste
anglais qui se trouvait près du dictateur après son arrivée au pouvoir dès 1933.
Chacun pourra se faire une idée du "monstre" que les média
nous présente chaque semaine .

"Je connais ces dictateurs" :M.Ward Price (1938).


- AVERTISSEMENT -
(passages soulignés par moi-même.i)

M.Ward Price,l'un des plus grands journalistes britanniques,a toujours soutenu
la thèse d'un rapprochement entre la Grande-Bretagne et les pays de dictature.
Il a réussi à gagner un libre accès auprès de M.Hitler
et de M.Mussolini qui,l'un et l'autre,ont noué avec lui des relations confiantes
et amicales
.
M.Ward Price s'est trouvé ainsi,mieux que quiconque,en mesure
de juger ces "dictateurs" à la fois sur le plan humain et sur le plan politique.
On pourra aimer ou ne pas aimer son livre,mais on devra reconnaître
objectivement la pénétration de son analyse,la sûreté de ses informations
et le haut intérêt des document qu'il fournit.
La publication d'un tel livre en un tel moment,que le lecteur français soit
ou non hostile à l'idée d'un rapprochement avec les pays totalitaires,
apporte ainsi une précieuse contribution à l'histoire
d'une des plus dramatiques périodes de l'Europe d'après...,
et peut-être d'avant-guerre
.

Avril 1938.

- CHAPITRE PREMIER -

------------------------
LE COTE HUMAIN DE HITLER.


A l'étranger,comme dans son propre pays,la plupart des gens ne connaisent
le chef de l'Allemagne que par ses écrits,ses discours et son aspect physique.
Il passe aux yeux du monde pour un orateur enflammé déclamant du haut
d'une tribune;pour une idole nationale saluée dans une forêt de bras tendus,
lors de colossales démonstrations de masses;pour un personnage rigide,
sculptural qui,sanglé dans son uniforme,regarde défiler d'interminables colonnes
de robustes jeunes gens chaussés de hautes bottes.
Cette façon de considérer Hitler comme un lugubre robot politique est loin
de correspondre à la réalité.
Sous les dehors violents qu'il manifeste au public,se dissimule une personnalité
humaine et charmante que seuls peuvent apprécier ses intimes.
Bien que sa vie ait été influencée dès le début par une passion pour l'Allemagne,
il reste autrichien sous beaucoup de rapports.
Sa terre natale et son éducation ont développé en lui ce sens artistique et
ces tendances contemplatives propres aux Allemands du Sud.
Il ne cherche pas à réfréner ses sentiments.
Quand il retrace l'histoire de sa jeunesse marquée par les souffrances
et les privations,quand il raconte les premières luttes soutenues par
le mouvement nazi,ses yeux s'emplissent souvent de larmes.
Son caractère est fortement empreint de tristesse et de sensibilité.
L'intensité avec laquelle il ressent chaque chose et qui se traduit
d'une manière si nette dans son activité d'homme public,le rend vulnérable
aux chagrins d'ordre intime.Lorsqu'un de ses amis lui eut dit :

"Vous avez eu tant de chance dans tout ce que vous avez entrepris",
il répliqua:
"Dans ma vie politique,j'ai toujours eu de la chance,
mais dans ma vie privée,
j'ai été plus malheureux que tous ceux que j'ai connus."


Quoiqu'il ait été élevé dans la religion catholique,Hitler n'est pas un chrétien pratiquant.
Cependant,il m'a déclaré un jour avec le plus grand sérieux:

"Je crois en Dieu et je suis persuadé qu'il n'abandonnera pas
67 millions d'Allemands qui ont peiné si dur pour reprendre la place à laquelle
ils avaient droit dans le monde".


Dans ses discours électotaux,il exhorte fréquemment ses auditeurs à demander
au Seigneur d'étendre ses bénédictions sur la cause nationale.

***


La sobriété de la vie de Hitler est bien connue.
Hitler est végétarien,il ne boit que de l'eau et ne fume pas.
Ses plats préférés sont la Nudelsuppe,ou soupe trempée avec des sortes
de croquettes;les épinards,les pommes cuites ou crues;les Russiche Eier,
ou oeufs durs à la mayonnaise.
A l'heure du goûter,malgré son désir de ne pas engraisser,il adore manger
des éclars au chocolat.Il ne prend ni thé ni café et ne boit que de l'eau minérale
et des infusions de camomille et de tilleul.



"Hitler était un grand chef,comme on n'en trouve peu.
Ses connaissances,son intelligence,sa rhétorique et sa volonté,
le faisaient finalement triompher dans toutes les discussions".

(Alfred Jodl à Nuremberg,le 3 juin 1946)

Parfois,à la fin d'une rude journée de labeur ou bien lorsqu'il craint de s'être
enrhumé,il avale un peu de cognac dans du lait,mais il a horreur de cela.
Il trouve l'odeur du tabac si désagréable que personne n'a le droit de fumer
en sa présence,même après le dîner,ce qui,pour les Allemands,constitue
une sérieuse privation.
Lorsqu'il est à Berchtesgaden,il fait de la marche et c'est là son seul exercice;
néanmoins il respire la santé,sa peau a une couleur fraîche et ses yeux bleu pâle
ont toujours de l'éclat.A Berlin il ne quitte jamais sa résidence qu'en auto.
En dépit de ces habitudes sédentaires,il témoigne d'une grande résistance
à la fatigue.
A Nüremberg,lors de la revue annuelle des troupes d'assaut,je l'ai vu rester
debout cinq heures d'affilés dans sa voiture,le bras presque tout le temps raidi
dans un salut.
Pendant les instants dramatiques qui marquèrent la réoccupation de la Rhénanie,
il travailla deux jours et deux nuits sans désemparer.
Le troisième soir,il invita à dîner Frau Goebbels et quelques autres amis.
Ses hôtes assistèrent à une représentation cinématographique jusqu'à
deux heures du matin et lorsque Frau Goebbels suggéra que le Chandelier
devait prendre un peu de repos,il dit:

"Si vous me quitter maintenant,je lirai,jusqu'à quatre heures,
j'espère donc que vous allez rester".

En général,il se couche vers cette heure-là,car c'est surtout entre minuit
et quatre heures du matin qu'il étudie les documents d'Etats.
Il n'y a qu'à Berchtesgaden qu'il puisse dormir sans avoir recours à un somnifère
pris sous forme de capsules après son repas du soir,en même temps
qu'un médicament digestif.




Chaque fois qu'il en a la possibilité,il reste au lit jusqu'à midi.
Dans l'ensemble,il jouit d'une bonne santé.
L'opération que le docteur Sauerbruch paratiqua sur lui au printemps de 1935
avait seulement pour but l'ablation d'un inoffensif "polype" des cordes vocales
que l'on rencontre souvent chez des gens obligés de forcer leur voix dans
les réunions publiques.

Hitler est toujours tiré à quatre épingles.
Ses épais cheveux bruns sont brossés avec soin et ses joues fraîches
rasées de près.Chez lui,point de calvitie naissante et pas un cheveu gris.
Il a des dents solides.Ses mains blanches,aux doigts spatulés,
sont régulièrement confiées à une manucure.Son éminence thénar est fort
développée,ce que les chiromanciens interprètent comme un signe de volonté.
Les lobes de ses oreilles sont larges,indiquant,à en croire les physiognomonistes,
une grande vitalité.



Son aspect a peu changé durant les quinze années de sa vie publique.
Son visage est devenu plus plein,sa silhouette plus étoffée.
Ses cheveux,autrefois séparés en deux par une raie,ont été ramenés
en une mèche plate qui se rabat sur la tempe gauche.
En Allemagne,Hitler a au moins un sosie.Tout en le regardant paser en revue
les troupes d'assaut à Nüremberg au mois de septembre 1936,je découvris,
parmi les invalides de guerre,assis dans leurs petites voitures,un homme
qui lui ressemblait à tel point que s'ils n'avaient pas été là tous les deux
au même moment,j'aurais cru impossible une ressemblance naturelle aussi frappante.
Cet ancien combattant inconnu avait certainement augmenté à dessein
la ressemblance en se coiffant comme le Führer et en coupant sa moustache
raide exactement de la même manière que lui.
Pourtant,seule la nature avait pu lui donner cette même coupe de visage,
en même angle facial,enfin ce même regard assez enjoué qui caractérise Hitler,
comme si son esprit s'amusait à suivre quelque pensée divertissante.
L'uniforme de drap kaki du parti nazi,que porte habituellement le Chancelier,
a toujours l'air neuf,et ses chemises,la plupart du temps en soie blanche,
sont fort bien coupées.
Hitler raconte souvent qu'à Vienne,lorsqu'il était un jeune homme sans le sou,
il s'était promis de s'offrir deux luxes si jamais il devenait riche:

- le luxe d'avoir une chemise dans chacune des pièces de sa maison,
ce qui est rare en Allemagne,

- et le luxe de changer de chemise deux fois par jour.

La manche de sa tunique s'orne d'un brassard rouge marqué de la Swastika symbolique.
Sur sa poitrine s'étalent la Croix de Fer de Première Classe et l'Insigne
de Bronze des Blessés.A sa cravate kaki est épinglé l'emblème nazi.
Lorsqu'il sort,il porte un ceinturon et une casquette militaire,achetés l'un
et l'autre aux magasins du Parti.
Pour les revues et les autres cérémonies officielles,il troque le pantalon noir qui,
chez lui,accompagne sa tunique kaki,contre une culotte brune et des bottes
de cheval lacées sur le devant et retenues par derrière par une boucle
si mal ajustée que ses bottes ne donnent pas l'impression d'avoir été faites sur mesure.
Lorsque je l'ai vu en civil dans son appartement de Munich ou chez
Herr von Ribbentrop,le Chancelier portait toujours un veston croisé bleu foncé,
une chemise blanche et un col mou.
Herr Hitler a lu énormément.Ses intimes prétendent qu'il connaît les oeuvres
de tous les principaux philosophes allemands et qu'il a étudié à fond l'Histoire,
la géographie,les conditions sociales et économiques des grands pays d'Europe.
Cependant,l'époque des études sérieuses est finie pour lui et il se délasse
des responsabilités du pouvoir en lisant des récits d'aventure.
Karl May,écrivain du genre de G.A.Henty,dans les livres tels que
A travers le désert, sont fort en faveur auprès des jeunes Allemands,
est un de ses auteurs préférés.
Dans les ouvrages consacrés aux voyages,les cartes et les plans retiennent
surtout son attention.
Il déclara que s'il allait à Londres ou à Paris,il serait en mesure de retrouver
immédiatement son chemin et il affirme qu'il n'y a guère de monuments célèbres
dans le monde qu'il ne saurait dessiner de mémoire.
En dehors de l'Allemagne et de l'Autriche,les seules villes qu'il ait jamais visitées
sont Bruxelles où il s'est rendu en permission pendant la guerre et Venise
où il a rencontré Mussolini en 1934.




"Je connais Adolf Hitler et je sais que personne au monde ne se sent
plus responsable envers son peuple que lui.
Il répond de ses actes devant sa conscience,son Dieu,son peuple et l'Histoire,
qui sont ses derniers juges.
Il ne peut pas cacher sa responsabilité derrière les décisions irresponsables
de la majorité d'un Parlement "

(Rudolf Hess,discours à Stockholm)







Suite : study

http://spartiate.tonempire.net/t643-je-connais-ces-dictateurs-mward-price?highlight=je+connais+ces+dictateurs
avatar
Jean Bart
Administrateur

Messages : 4866
Date d'inscription : 12/08/2013
Age : 72
Localisation : Braunau/Inn (Autriche)

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum