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Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

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Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Jean Bart le Sam 28 Sep - 16:47

Quand un antinazi reconnait s'être trompé.


Un document jamais republié depuis 1943:
Quand un antinazi reconnait s'être trompé.



DOSSIER
:


Un document historique.      study





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  INTER  FRANCE

AGENCE NATIONALE D'INFORMATIONS DE PRESSE ET DE DOCUMENTATION POLITIQUE
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registre du commerce seine 278.977.B

27 rue de la Michodière,Paris (2è) - Tél : Central 32-31 et 56-62


Paris le 17 Novembre 1943


Monsieur le Général MANHES
VILLENEUVE LES AVIGNON
(Gard)



Cher Monsieur,


La lettre que vous trouverez ci-jointe n'appelle pas de longs commentaires:
elle se suffit en effet à elle-même.
C'est le confession loyale d'un journaliste français national et catholique,
notoirement connu pour sa probité intellectuelle ombrageuse.
Ce journaliste solidement installé d'abord au coeur du système d'idées qui
nous a conduit à la guerre,s'est libéré,en l'espace de trois ans,du lourd fardeau
des préjugés et des ignorances qui obstruaient son horizon politique,et il rejoint
aujourd'hui les rangs de l'élite française convaincue de la possibilité et de l'urgence
d'un étroit rapprochement franco-allemand.

Yves Laigroz,après avoir été rédacteur en chef de "La Vie Dôloise"
avait pris la direction à la veille de la guerre d'un ebdomadaire de Choisy-le-Roi,
"Banlieue-Sud",et c'est à ce titre qu'il était entré dans le cercle
des co-propriétaires d'Inter-France".
Nous l'avons toujours tenu pour un des meilleurs journalistes de la presse
départementale,riche de talents pu connus.Il avait collaboré à nos feuilles,
mais dès la crise de Munich,il s'était moralement séparé de nous.
Démocrate-chrétien et nationaliste intransigeant de la tendance Kérillis (1)
il croyait la guerre inévitable et nécessaire.
Le vrai mécanisme du conflit lui échappait,tout autant que sa signification.
Son sentiment là-dessus était trop entier pour qu'il fût possible de le discuter.
Le jour où notre confrère fut mobilisé,nous nous séparâmes sans un mot
sur ce qui nous divisait.
Le Capitaine Laigroz fut fait prisonnier en Juin 1940.

La lettre qu'il nous adresse aujourd'hui de Breslau,après trois ans d'un silence
à peine coupé d'un ou deux échanges de nouvelles banales,est le récit passionnant
de sa délivrance intellectuelle et sentimentale.
Ce récit fait grand honneur à son talent d'écrivain politique,mais il vaut davantage
encore par les qualités d'intelligence et de coeur qu'on y découvre,et qui font
un si frappant contraste avec l'incompréhension,la sottise et le fanatisme obtus
dans lesquels tant de Français s'opiniâtrent,dès qu'ils se trouvent en présence
de faits et d'idées qui dérangent le cours de leurs habitudes.

Nous n'avons pas demandé à Yves Laigroz l'autorisation de publier sa lettre.
A vrai dire,il ne s'agit pas ici d'une publication,puisqu'elle ne sortira pas d'un cercle
restreint de correspondants et d'amis d'Inter-France.
Si donc certains journaux en reprennent des passages, et beaucoup seront tentés
de le faire,nous leur demandons très instamment de ne pas donner de précisions
sur l'identité de son signataire.

Au surplus,nous sommes certains que beaucoup de directeurs de journaux,
et notamment de journaux catholiques,jugeront indispensable ou très utile de placer
sous les yeux de leurs lecteurs l'impressionnant témoignage du catholique Yves Laigroz,
sur les rapports établis en Allemagne entre l'Eglise et le National-Socialisme.
La propagande anti-allemande et la propagande démocratique sont parvenues,
sur ce point comme sur bien d'autres,à tromper totalement l'opinion française.
Notre clergé est la première victime de cette escroquerie gigantesque.
La page où Laigroz nous apporte la preuve tangible que la religion trouve au sein
de l'Allemagne nationale-socialiste des conditions tout à fait analogues à celles
dont elle bénéficie en France,car il serait invraisemblable que Breslau connût
un régime exceptionnel,cette page,qui rassurera tant de consciences alarmées,
devrait être répandue dans toute la France par une propagande intelligente et honnête.
Elle compte parmi les plus saisissantes de ce document remarquable,
dont nous ne doutons pas qu'il frappera très vivement les lecteurs de bonne foi.


Dominique SORDET



PS- Bien entendu aucune reproduction totale ou partielle de la lettre
d'Yves Laigroz ne peut être faite sans le visa de la censure.


(1) On a su plus tard l'explication exclusivement juive de l'intransigeance
patriotique de Kérillis.










ANNEXE à la LETTRE INFORMATIVE du 17 Novembre 1943

++++++++++++++++++


Lettre de M. Yves LAIGROZ
Directeur du Jounal "BANLIEUE-SUD"
Travailleur libre en Allemagne


à M. Dominique SORDET



Breslau,le 17 Octobre 1943




Mon Cher Directeur et Ami,



Depuis de longs mois je médite des choses qu'aujourd'hui enfin je suis
en mesure de vous écrire.
Tant que j'étais derrière les barbelés il me répugnait de vous adresser ce que
je considère un peu comme une confession politique,et qui passant alors
obligatoirement par la censure du camp,aurait pu paraître comme une flagornerie
à l'égard des gardiens que j'ai toujours assez respectés pour ne rien solliciter d'eux.

Je tiens à vous dire,dès le début de cette lettre,qui sera parfois dure à mon amour propre d'écrivain politique,qu'au cours de trois années de captivité je n'ai eu
aucun rapport avec les officiers ou hommes de troupe qui me gardaient,
à la différence de certains "bouffeurs d'allemands" et superpatriotes patentés
qui étaient journellement pendus aux basques des officiers ou sous-officiers
de garde pour solliciter de menues faveurs et qui cherchaient à se faire pardonner
ce petit manque de dignité par un verbalisme violent,qui d'ailleurs ne trompait personne,
pas même eux j'en suis sûr.
Ceci posé,armez-vous de patience car ce sera long.

Premier point:Je tiens à vous faire connaître le changement profond qui
s'est produit en moi depuis trois ans.
Je le reconnais sans le moindre souci de ménager mon amour propre;
jusqu'en juin 1940, je me suis complètement trompé sur le compte de l'Allemagne
et des Allemands.
C'est vous,c'est votre ami Xavier de Magallon qui aviez raison.
---------------------------------------------------------------------------------------------
-2 -

Inutile de vous dire combien j'ai souffert profondément de notre effondrement
de juin 1940. J'ai pleuré comme un gosse.
Le 17 juin à midi,à notre popote de Rennes,où nous devions être faits prisonniers
le lendemain,en écoutant le voix brisée du Maréchal annonçant officiellement
ce qui depuis quelques jours déjà nous apparaissait comme une nécessité inéluctable.
Volontaire pour le front dès le 11 mai j'avais obtenu mon affectation à un poste
de l'Etat-Major de la Xè armée formée sur la Somme pour barrer la route
aux Allemands.
Pendant 5 jours j'avais couru à la recherche de ma formation,puis,au cours
de liaisons avec ce qu'on appelait pompeusement le corps d'armée,j'avais pu
constater l'inutile effort de nos hommes et la hâte insolente avec laquelle
"nos amis" anglais s'enfuyaient vers les ports.
Depuis le 16 juin nous savions que nous étions personnellement perdus:
notre armée, ou plutôt ce qu'il en restait,ayant été sur sous les ordres
de Paul Reynaud dirigés vers ce réduit breton où les blindés de Rommel
n'eurent qu'à nous cueillir.

Et c'est alors que je reçus mon premier choc
quand le 18 à midi les Allemands firent leur entrée dans Rennes je m'attendais au pire.
Qu'allaient faire les "brutes nationales-socialistes" que nous avaient si fortement
dépeintes les articles de Paris-Soir de Kérillis,de Buré et la radio de Brossolette
et de Giraudoux ?
Elles se présentèrent à nous sous les espèces d'un officier fort correct qui,
étant venu à notre rencontre, seul,tendit fort galamment la main au premier
d'entre nous qu'il rencontra et se fit présenter au général Robert Altemayer commandant l'armée,qui fut conduit en auto au P.C.Allemand tandis que
nous étions consignés sans aucune garde à notre propre P.C.
Deux jours après nous fûmes transférés avec le maximum d'égards à la caserne
du Colombier où nous restâmes plus de deux mois avant notre départ
pour l'Allemagne le 7 Septembre 1940.

Pendant tout notre séjour en France nous avons joui du traitement le plus large,
tant au point de vue ravitaillement que du point de vue sorties.
Par contre,c'est alors que nous apprîmes le sort fait à notre marine à Mers-el-Kébir
par les Anglais.

En Allemagne la discipline fut plus sévère,mais largement tempérée
par la bonne volonté que mirent les officiers allemands à adoucir notre sort.
Tant du moins que les façons d'agir de certains d'entre nous ne contraignirent pas
les Autorités à prendre des contre mesures destinées à renforcer la garde
dont nous étions l'objet.
J'ai le regret de constater que les mesures de rigueur (d'ailleurs assez bénignes)
qui nous furent imposées au cours de ces trois années,le furent toujours
à la suite d'actes d'indicipline de jeunes fous trop enclins à suivre les directives
des quelques éléments juifs et communistes qui se trouvaient parmi nous.

Dans les camps auxquels j'ai appartenu,Aberzongenvoch,Eulenberg
et Mährisch-Trübow, nous avons pu voir vivre autour de nous la population allemande.
Au cours de nos promenades il nous est arrivé de pouvoir parler avec des civils
ou avec nos sentinelles

-------------------------------------------------------------------------------------------------

- 3 -

et toujours nous avons pu onstater que la France n'était nullement,
comme on avait voulu nous le faire croire,un objet de haine pour les Allemands.
Quand nos camarades marins et anciens combattants furent libérés,
je fus le témoin étonné et ravi de la joie réelle des officiers allemands
de notre camp qui tinrent à leur serrer la main avant leur départ.
Lors des premiers bombardements de Paris,spontanément,le commandant
du camp mit des correspondances par avion à la disposition des intéressés.

En bref,les trois années que j'ai passées en captivité,si,j'en excepte
la grosse souffrance morale de l'exil et de la séparation d'avec les miens,
ont été matériellement très supportables.
Nous n'étions ni mieux ni plus mal que dans beaucoup de casernes.
Nos gardiens allemands me sont apparus comme des hommes très compréhensifs,
toujours très corrects,parfois extrêmement patients.
Je n'entre pas dans plus de détails par écrit,vous comprendrez pourquoi,
mais je compte bien vous donner des renseignements plus amples quand
j'aurai le plaisir de vous voir.

Depuis deux mois que je suis hors des barbelés,j'ai pu par une expérience plus large,
me rendre très complètement compte des véritables sentiments à notre égard
des Allemands de toutes extractions sociales.Je puis affirmer qu'il y entre pas
mal d'amitié.
Depuis deux mois,je suis l'hôte d'une famille allemande,vingt autres officiers
sont à Breslau dans des conditions identiques,une centaine d'autres dans
la région,quelques milliers dans l'Allemagne entière,on ne sait quoi faire
pour nous rendre la vie agréable et nous faire oublier l'éloignement où
nous demeurons de notre chère patrie et de tous les nôtres.
Nos camarades de travail,nos chefs (je suis occupé à la comptabilité
dans une grosse firme électrique) sont pleins de prévenances et de gentillesses
pour nous.

Propagande déclarent les irréductibles.Alors,désir d'entente des cercles dirigeants
auquel répond le consentement quasi unanime de la population.
Pendant plusieurs mois des camarades qui m'ont précédé ici sont demeurés
en uniforme (nous sommes maintenant en civil), ils furent frappés de l'espèce
de sympathie muette qui se manifestait à leur égard par des petits riens
dans les trams,dans la rue,dans les cafés et restaurants lorsqu'ils eurent
depuis juin le droit de s'y rendre.
Moi-même qui ai dû attendre pendant quelques jours la possibilité de me mettre
en civil, j'ai remarqué certaines choses qui témoignaient de cette sympathie.
Règlementairement je devais le salut aux officiers allemands,de même grade que moi.
Rarement j'ai eu le temps d'arriver premier.
Les soldats et sous-officiers allemands ne nous devaient aucun salut:
en fait,le plus souvent,j'étais presque aussi salué qu'à Belfort au temps
de la drôle de guerre. Ce n'est rien,et c'est beaucoup....

Combien de fois au cours de ces deux mois,j'ai entendu exprimer sous des formes diverses
par des membres du parti,par des Allemands de tout âge et de toutes conditions,
par des hommes et des femmes le regret que tant de dissentiments
et d'incompréhensions se soient jetés à la traverse des relations franco-allemandes
et l'espoir que la paix revenue permettra un rapprochement définitif entre
deux peuples
-----------------------------------------------------------------------------------------

- 4 -

à qui tout : la géographie et les moeurs,les sentiments et les intérêts communs
commandent l'entente.

Et j'en arrive ainsi à mon second point quelle est la véritable attitude du peuple
allemand vis-à-vis du régime et quelle est la vie allemande en régime
national-socialisme après quatre ans de guerre.
Je n'ai pas,bien entendu,la prétention risible de sonder les reins et les coeurs.
Je ne puis prétendre à la connaissance d'aucun secret.
Ma source d'informations réside dans la vie de tous les jours,dans les spectacles
de la rue,dans les conversations que j'ai avec les uns et les autres sans plus.
Je me contente d'écouter,de voir et de m'efforcer de juger avec la même bonne foi
qui fut jadis mon excuse dans l'erreur.

Ce que je vois chaque jour c'est un peuple calme,confiant dans le Führer,
tendu de toutes ses forces,de toutes son âme ver la victoire,un peuple qui,
quoi qu'on en ai dit, n'aime nullement la guerre pour elle-même ou pour
les conquêtes qu'il en peut espérer mais qui cherche à l'Est les débouchés
et les approvisionnements qui lui sont indispensables et que la politique
de Versailles lui avait refusés,qui lutte surtout contre le communisme.

Il est incontestable que ce peuple avait tout intérêt à demeurer dans la paix.
Le national-socialisme a réalisé sur le plan social,sur le plan de l'embellissement
du cadre de vie paysanne et ouvrière,des oeuvres auprès desquelles
les éméliorations sociales françaises sont,il faut le reconnaître, insuffisantes.

La paix et la tolérance religieuses règnent ici de façon absolue quoi qu'on en ai dit.
Le dimanche,les vingt et quelques églises de Breslau sont pleines à craquer
de 6 heures du matin à 11 heures 30 et mon étonnement,chaque dimanche
renouvelé,c'est de constater le nombre formidable de communions d'hommes,
de jeunes gens,sans parler des femmes,qui ont lieu à la grand'messe de 10 heures.
Religieux et religieuses vaquent en costume religieux dans les rues.
Chaque dimanche à 9 heures a lieu un service religieux spécial pour les enfants,
jeunes gens et jeunes filles et un grand nombre de membres de la Hitlerjurgend
en tenus y assistent avant de se rendre aux réunions de leur groupement.

L'enseignement religieux est donné pendant les heures de classe si j'en crois
l'horaire affiché à la porte des églises.Les processions se déroulent dans les rues
sous les yeux déférents de la population.

J'ai personnellement assisté un dimanche après-midi à une procession à laquelle
prenaient part plusieurs milliers de personnes et qui se déroulait dans un faubourg
ouvrier de Breslau.
Or,je vous rappelle que la Silésie est un pays où l'élément protestant
est nettement prédominant.
La propagande purement religieuse s'exerce de façon absolument libre.
J'ai eu entre les mains un tract sur les devoirs des parents quant à l'éducation
des enfants,sur les droits respectifs de l'Eglise et de l'Etat qui paraissait
à mon incompétence très nettement orthodoxe et qui,en tout cas,ne troublait
en aucune façon ma conscience de catholique.
Ce tract était distribué à la sortie de la messe et je vous assure que les gens
le prenaient sans regarder autour d'eux pour voir si quelques membres
de la Gestapo n'étaient pas dans les alentours.
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- 5 -

J'ai entendu un sermon sur cette même question et j'ai eu la nette impression
que les prêtres allemands ne sont nullement contraints d'édulcorer la doctrine
traditionnelle de l'Eglise en la matière.
Mille regrets si mon témoignage de catholique pratiquant n'est pas en accord
avec les préventions injustifiées de politiques-chrétiens français...plus politiques
que chrétiens sans doute.
La foi n'est nullement gênée ici,j'ose même affirmer qu'après trois ans d'expérience
au camp où toutes facilités nous furent toujours accordées à ce point de vue,
et deux mois d'observation consciencieuse de la vie religieuse de la population civile,
qu'elle est grandement favorivée.
Par contre,L'opposition politique sous le couvert de la foi ne peut compter sur aucune
espèce de tolérance et c'est là que le bât blesse certains.
En réalité l'Etat allemand,l'Etat national-socialiste fait preuve à l'égard de la religion
d'une neutralité réelle et non verbale,mieux d'une neutralité bienveillante.

Toutes ces constatations,mon cher Directeur et Ami,m'ont montré à quel point
vous aviez raison et combien je m'étais trompé avant guerre.
Ma bonne foi d'alors et ma certitude d'aujourd'hui me font un devoir de vous le dire.
Pour l'instant je ne puis aller plus loin.En droit,je suis toujours prisonnier de guerre
donc pour le public sans une autorisation formelle de mes chefs hiérarchiques.
C'est pourquoi au lieu d'un article en forme,je vous adresse ces propos à bâtons rompus,
dans lesquels je puis au moins libérer ma conscience vis-à-vis de vous.

Laissez-moi par la même occasion vous exprimer ma totale admiration
pour le beau courage dont vous faites preuve en ces temps difficiles à la tête
de notre chère Inter-France.
Par l'intermédiaire de l'Echo de Nancy j'ai eu connaissance
de quelques-uns de vos magistraux articles,je tiens à vous dire que je suis pleinement,
sans réserve,d'accord avec vous.

Je n'avais qu'un seul moyen de mettre en oeuvre mes convictions nouvelles :
profiter de l'autorisation générale donnée par le Ministre de la Guerre français
en mai 42 à tous les officiers français prisonniers de s'engager dans l'économie
allemande comme travailleurs volontaires.
Dès ce moment j'avais,avec de nombreux autres camarades,malgré certaines difficultés
dont je ne puis vous parler ici,posé ma candidature.
Mon veu n'a été exaucé que le 17 août 43.

Excusez,mon Cher Directeur et Ami,le décousu de cette lettre ainsi que
ma si mauvaise écriture.
Je souhaite vivement que votre route soit bonne et qu'ainsi votre bienfaisance
action puisse se développer dans l'intérêt de notre chère France...
plus chère encore lorsqu'on en est comme moi éloigné depuis trois ans.
Mes bonnes amitiés à tous ceux de mes anciens camarades qui sont encore
à vos côtés.
Je présume que c'est le plus grand nombre et croyez tout à la fois à la fidélité
de mon souvenir et à la profonde sincérité de mon admiration.




Yves LAIGROZ




Wikipedia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Sordet


Source: Sans Concession,n°81-82,Mars-Avril 2013,pp.23-29.
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Torchwood le Sam 28 Sep - 17:51

Yves LAIGROZ.. inconnu au bataillon...

Wikipedia a écrit:Charles Antoine Manhès, né en 4 novembre 17771 à Aurillac, mort du choléra le 26 août 1854 à Naples, est un général français.
affraid lol! hystero11 mdr11 

bon non sérieusement pour ceux qui veulent la réalité et non un truc honteusement tronquée de liberation44 ( encore ???).. et d un collabo comme Sordet..

http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/639.html

sacré jeannot.. tu cesseras jamais de trouver des excuses à tes assassins de nazis hein..?

quitte à faire parler des morts.. bien jeannot.. chapeau bas...

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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Crocodil Dundee le Sam 28 Sep - 18:13

Torcho, un peu de réflexion s'il te plait. Dans le climat d'intolérance que nous vivons aujourd'hui et dont tu es tout de même bien conscient, quel journal, quelle radio, quelle chaine de télévision prendrait le risque de publier une telle lettre ? Aucun ! Alors, s'il te plait, reconnaissons à Jean Bart, le courage de publier ces documents, même si l'identité de leurs auteurs est "inconnue", et pour cause !
Qu'on soit d'accord ou pas, de tels documents enrichissent l'Histoire !
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Jean Bart le Sam 28 Sep - 18:25

Crocodil Dundee a écrit:
Torcho, un peu de réflexion s'il te plait.
Dans le climat d'intolérance que nous vivons aujourd'hui et dont tu es tout de même
bien conscient, quel journal, quelle radio, quelle chaine de télévision prendrait le risque
de publier une telle lettre ? Aucun !

Alors, s'il te plait, reconnaissons à Jean Bart, le courage de publier ces documents
,
même si l'identité de leurs auteurs est "inconnue", et pour cause !
Qu'on soit d'accord ou pas, de tels documents enrichissent l'Histoire !
Allez, encore une baffe pour le troll haineux et crétin à la fois !!mdr11 
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Torchwood le Sam 28 Sep - 23:47

ce n est pas une baffe mais un constat.


et le troll qui ramene sa fraise nazi.. ne l oublie pas. c est toi...
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Jean Bart le Dim 29 Sep - 7:23

Torchwood a écrit:
ce n est pas une baffe mais un constat.



Plus crétin que la moyenne, il reconnait que ce n'est pas une baffe,
mais un constat qu'a fait croco d'ile....
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Torchwood le Dim 29 Sep - 11:51

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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Invité le Dim 29 Sep - 13:04

Je regrette qu'une chose c'est que mon g oncle qui est mort à Buchenwald ne soit pas revenu pour nous raconter son séjour .....+ de 100Kg à l'arrivée moins de 40 kg à sa mort aux dires d'un compagnon d'infortune qui lui a pû s'en tirer , il est sûr qu'au moins la bouffe ne devait pas être terrible .

Et oui la thérapie par le jeune si elle est pas bien encadrée faut s'en méfier .Very Happy 

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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Jean Bart le Dim 29 Sep - 13:52

.lysliane. a écrit:
Je regrette qu'une chose c'est que mon g oncle qui est mort à Buchenwald ne soit pas
revenu pour nous raconter son séjour .....+ de 100Kg à l'arrivée moins de 40 kg à sa mort
aux dires d'un compagnon d'infortune qui lui a pû s'en tirer , il est sûr qu'au moins
 la bouffe ne devait pas être terrible .

Et oui la thérapie par le jeune si elle est pas bien encadrée faut s'en méfier .Very Happy 
Mon père faisait 35 kg à son retour du Struthof.

Briard nous parle des prisonniers français dans les camps viets,voir les photos.

http://forumfrance.frbb.net/t1705p20-ho-chi-minh-et-la-lutte-contre-les-imperialismes-japonais-francais-et-etats-unien#30890

A noter que des milliers de victimes sont le fait des tapis de bombes sur l'ensemble
de l'Allemagne (routes, voies ferrées,etc) des problèmes de ravitaillements pour tous
les Allemands les premiers.

http://politique.forum-actif.net/t14889-la-guerre-aerienne-des-allies-et-l-effondrement-du-reich?highlight=crimes+des+alli%C3%A9s
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Invité le Dim 29 Sep - 14:00

C'est une maigre consolation mais au moins il est revenu et vous en avez parlé de ce qu'il a vécu ?

Pour le reste les exactions des uns ne se justifient pas rapport à celles des autres ,je suis d'accord .
Par contre si on veut juste démontrer que un seul était en droit de faire ce qu'il a fait la je ne suis plus d'accord .

Pourquoi ne pas se concentrer sur ce qui se passe aujourdhui il y'a de quoi faire il me semble et c'est nous
que ça regarde tous autant que nous sommes et pas nos anciens qui ne sont plus la maintenant .

Franchement faire l'apologie du Reich sans arrêt c'est limitte et ça n'apporte rien qu'un supplément de haine , tu ne convaincras que les déjà convaincus .

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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Jean Bart le Dim 29 Sep - 15:00

.lysliane. a écrit:
C'est une maigre consolation mais au moins il est revenu et vous en avez parlé
de ce qu'il a vécu ?


Non ! il est décédé à 33 ans de la tuberculose, j'avais 1 an.
Ma grand-mère (sa mère) et ma mère n'ont jamais abordé le sujet.  


Pour le reste les exactions des uns ne se justifient pas rapport à celles des autres ,
je suis d'accord .
Par contre si on veut juste démontrer que un seul était en droit de faire
ce qu'il a fait la je ne suis plus d'accord .


Katyn, les responsables étaient juges et partie à Nuremberg,
ainsi que ceux qui avaient planifié les bombardements des populations civiles
de Dresden, Hiroshima et Nagasaki....
Des bouchers qui veulent donner des leçons de boucherie à d'autres bouchers.

Pourquoi ne pas se concentrer sur ce qui se passe aujourdhui il y'a de quoi faire
il me semble et c'est nous que ça regarde tous autant que nous sommes
et pas nos anciens qui ne sont plus la maintenant .



Il faut incarner le Mal, et ce dernier c'est Hitler (d'après la version officielle).
Ce qui permets de faire l'amalgame suivant :
On déclare la guerre au Mal pour sauver la liberté,etc,etc.
Et on se permets tout !
Saddam = Hitler: on lui déclare la guerre avec de faux prétextes,
Le Pen en 2002 au 2è tour, Le Pen = Hitler, donc, votez pour Super-menteur,
plutôt que pour un fasciste,
Aujourd'hui; Bachar = Hitler, donc, au nom de la démocratie, renversons Bachar,
et demain à qui le tour ?

Franchement faire l'apologie du Reich sans arrêt  c'est limitte et ça n'apporte rien
qu'un supplément de haine
, tu ne convaincras que les déjà convaincus .
Ce n'est pas faire l'apologie que de remettre les pendules à l'heure,
débarrassé de contre-vérités comme Katyn (reconnu seulement en 1990 par Moscou),
les Allemands ont été condamnés pour un crime que les Soviets avaient commis.
C'est ça faire du révisionnisme, ne pas confondre avec l'apologie....
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Torchwood le Dim 29 Sep - 16:17

Jeannot a écrit:les Allemands ont été condamnés pour un crime que les Soviets avaient commis
mieux vaut entendre ca que d'être sourd...

quoi que.. palm11 
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Jean Bart le Dim 29 Sep - 16:26

Torchwood a écrit:
Jeannot a écrit:les Allemands ont été condamnés pour un crime que les Soviets avaient commis
mieux vaut entendre ca que d'être sourd...

quoi que.. palm11 
Entends et lis :Very Happy 

http://liberation-44.forumactif.org/search?mode=searchbox&search_keywords=katyn&show_results=topics
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Torchwood le Dim 29 Sep - 16:33

écouter et lire un site comme liberation44 ne présente aucun interet..

site extrémiste complètement débile.

à l image des deux gugusses qui s'en servent comme plate-forme révisionniste.

fait ta propagande à d'autres oreilles réceptives. pas aux miennes..
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Georges le Dim 29 Sep - 16:50

Torchwood a écrit:écouter et lire un site comme liberation44 ne présente aucun interet..

site extrémiste complètement débile.

à l image des deux gugusses qui s'en servent comme plate-forme révisionniste.

fait ta propagande à d'autres oreilles réceptives. pas aux miennes..
Comme je l'ai déjà dit, le mieux et d'ignorer ces propos négationnistes, quand il en aura marre de prêcher dans le désert, il s'arrêtera, quoi que con et sénil comme il est, il est capable de continuer à parler tout seul.
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Torchwood le Dim 29 Sep - 16:56

tu parles

sur FF1 il colle 50 sujets à la mn. et par jour...

90% sans réponse certes...
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Georges le Dim 29 Sep - 17:17

Torchwood a écrit:tu parles

sur FF1 il colle 50 sujets à la mn. et par jour...

90% sans réponse certes...
Alors c'est qu'ils sont cons et sénils et n'ont rien à faire d'autre, mais ils finiront par se fatiguer.
Je serais bien allé faire un tour sur FF1, mais du jour au lendemain, sans avertissement, je me suis retrouvé éjecté.
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Re: Quand un antinazi reconnait s'être trompé.

Message par Torchwood le Dim 29 Sep - 18:37

les admins sont quasi absents...

j y saute de temps à autres..

c est.. en suspend on va dire..

pas de gouvernement.. pas de tribunal.. rien...

astérix et ses SS postent à tour de bras.

rien de nouveau...
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